Urgences : la grève se maintient 

Dans toute la France, la grève des urgentistes se poursuit. Hugo Huon, infirmier aux urgences de l'hôpital Lariboisière (Paris) depuis 5 ans et membre du collectif Inter-Urgences, fait le point au micro de Sud Radio.

Photo d'illustration
Urgences : la grève se maintient...

C’est un conflit qui a débuté mi-mars du côté de l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, et qui s’est développé. La grève des services d’urgences a été prolongée ce week-end. "À l’heure actuelle, on en est environ à 210 services en grève, détaille Hugo Huon. Une Assemblée générale est prévue le 10 septembre prochain avec l’ensemble des services. Nous y inviterons des représentants régionaux, et les collectifs en lutte dans le secteur hospitalier, les Ehpad et la psychiatrie".

 

Conditions d’accueil et de travail

Certaines revendications n’ont donc pas été entendues ? "Si l’on reprend depuis le début, on milite pour les conditions d’accueil et de travail au sein des urgences ; il y a eu de nombreuses études ces dernières années, sur le temps d’attente, sur l’agressivité, la saturation… Ça passe par l’amont et l’aval… Avant de venir aux urgences, une fois venu aux urgences, la problématique du manque de lit, et ce qui se passe au sein des urgences. On demande plus d’effectifs, de moyens à l’hôpital, plus de sécurité sur le site. Encore faut-il être attractif. Aux urgences, on n’a pas vraiment de mal à recruter, mais on en a à maintenir les gens en poste, car les conditions de travail sont difficiles. Du coup, nous demandons aussi une augmentation de salaire".

Pas grand chose sur la table

Agnès Buzyn a pourtant fait des concessions pour financer une prime de risque de 100 euros. "En l’état, ce n’est pas suffisant. Cela reste compliqué sur le territoire". La grève a pourtant été levée à certains endroits, comme à l’hôpital Trousseau. Les choses bougent avec certaines agences régionales de santé ? "L’AP-HP a plus de marge de manœuvre que d’autres, elle gère énormément d’hôpitaux avec de plus gros budgets. Mais quand on regarde bien, il n’y a pas grand chose de mis sur la table".

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