Le débat autour de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans pourrait connaître une avancée majeure aujourd'hui à l'Assemblée Nationale, avec le vote des députés sur ce sujet brûlant. Gaëlle B., membre du collectif “Algos Victima”, y est totalement favorable après la tentative de suicide de sa fille Juliette.
Changement de comportement, bras scarifiés
"Nous sommes une famille plutôt contre les écrans, explique Gaëlle B. au micro de Sud Radio. On a tenu le plus longtemps pour qu’il n’y ait pas de téléphone. En 5e, on a craqué, mais avec des conditions : qu’il y ait du contrôle parental, une limitation horaire. Mais à partir du moment où elle a eu son téléphone, on a constaté un changement de comportement. Il y a eu des problèmes de santé dans la famille."
"La machine s’est emballée"
"Cette année-là, sa professeur de danse m’a demandé si j’avais vu les bras de ma fille. Effectivement, elle ne mettait plus que des manches longues depuis un moment. Et l’on découvre qu’elle se scarifie. La machine s’est emballée. Il y a eu une sorte de dégringolade. L’année de sa 4e, elle a fait une tentative de suicide au Doliprane. À 13 ans, comment peut-on savoir comment faire pour se faire du mal ?"
🔴Témoignage : elle réclame l'interdiction des réseaux aux moins de 15 ans après la tentative de suicide de sa fille
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"Elle a été hospitalisée plus d’un an et demi"
"Après, cela s’est enchainé dans l’enfer de l’anorexie, avec une chute de poids qui a mis sa vie en danger, raconte Gaëlle B., membre du collectif “Algos Victima”, sur l'antenne de Sud Radio. Elle a été hospitalisée longtemps, plus d’un an et demi. À un moment, je me suis dit que quelque chose clochait. Elle parlait sans arrêt de gens qui souffrent, de dépression, de syndromes psychiatriques. Comment, si jeune, peut-on savoir tout cela. Un jour, j’ai lu un article sur un groupe de parents américains qui faisaient un procès à TikTok."
"Les réseaux sociaux sont un toboggan que l’on met devant eux"
"Le protocole est toujours le même : cela commence par des scarifications, puis des tentatives de suicide et, souvent, de l’anorexie. Les ados de notre époque ont vécu les attentats, les alertes intrusion, le confinement. Je pense que les réseaux sociaux sont un toboggan que l’on met devant eux. Aujourd’hui, trop d’adolescents meurent. Le contrôle parental est indispensable, même s’il n’est pas parfait. Cette interdiction est une loi pour alerter d’un risque. C’est la base de discussion."
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