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Pénaliser les certificats de virginité : "cela protège les femmes, mais aussi les médecins"

Le professeur Pierre Mares, chef du service gynécologie du CHU de Nîmes était l’invité de Patrick Roger le 8 septembre dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

Parmi les mesures envisagées dans le cadre du projet de loi contre les séparatismes que prépare Gérald Darmanin, figure l’idée de poursuivre les médecins délivrant des certificats de virginité.

 

Le symptôme d’une culture machiste

La profession médicale est-elle de plus en plus confrontée à ce genre de demande ? "Cela existe depuis longtemps, et il y a des périodes d’augmentation de ces demandes, précise le professeur Pierre Mares, gynécologue du CHU de Nîmes. Les médecins sont mal placés dans cette situation. Il faudrait protéger ces jeunes femmes et en même temps, faire un certificat, c’est difficile. Il y a des réalités anatomiques, il peut y avoir une déchirure de l’hymen dès le premier rapport et chez d’autres femmes, non malgré plusieurs rapports."

"Ce ne sont que les cultures machistes qui jugent que dès le premier rapport, l’hymen doit se déchirer. C’est aussi un message à faire passer. Le rôle du médecin est d’écouter la femme et de l’informer, rappelle le professeur Mares. Cette décision protège les femmes et aussi les médecins pour le fait de ne pas avoir à faire de tels certificats."

 

Des répercussions même sur les plus jeunes

Qui demande de tels certificats de virginité ? Les parents, les jeunes ? "Les deux ! Vous avez les jeunes femmes qui viennent et qui disent « je vais me marier, pouvez-vous me faire un certificat ?’ Ou effectuer une réparation de l’hymen. De l’autre côté, vous avez des mères avec leur fille en âge de se marier pour demander que l’on conforme leur virginité."

"Ce qui est bien, souligne le gynécologue du CHU de Nîmes, c’est d’en parler. Cela permettra aux femmes d’être protégées, et d’être responsables de leur vie et de leur histoire. Car cela a des répercussions, même sur les jeunes filles. Dans les lycées, il y a des infirmières qui me demandaient de parler des pratiques sexuelles anales, car des jeunes filles étaient prêtes à tout faire pour éviter une déchirure de l’hymen."

 

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