Huit personnes ont été interpellées mardi dans le cadre de l'enquête sur le meurtre du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque, battu à mort à Lyon en février, ont indiqué jeudi à l'AFP des sources proches de l'enquête.
Elles sont "soupçonnées d'avoir participé aux rixes, aux diverses violences du jour, mais pas d'avoir porté les coups mortels", a ajouté une de ces sources, précisant une information d'un journaliste du site d'extrême droite Boulevard Voltaire.
Cinq, dont au moins une femme, sont en cours de présentation devant les juges d'instruction au tribunal judiciaire de Lyon, a précisé le parquet sans donner plus de détails à ce stade.
Neuf militants d'ultragauche sont déjà mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour "meurtre, participation à une association de malfaiteurs et violences aggravées", confiée à trois juges d'instruction.
Les nouvelles interpellations, réalisées sous commission rogatoire de ces juges dans l'agglomération lyonnaise, s'inscrivent dans ce cadre.
Quentin Deranque, 23 ans, qui évoluait dans la galaxie des groupuscules de l'ultradroite lyonnaise, avait été violemment frappé au sol le 12 février par plusieurs personnes encagoulées et était mort deux jours plus tard.
Les coups lui avaient été portés après une bagarre entre militants d'ultragauche et d'ultradroite, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Parmi les personnes accusées de l'avoir frappé figurent des membres du mouvement antifasciste dissous La Jeune Garde, cofondé par le député LFI Raphaël Arnault, et notamment un assistant parlementaire de l'élu.
Le parquet de Lyon a par ailleurs ouvert une enquête préliminaire sur les violences commises par des militants d'ultradroite le même jour.
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AFP / Lyon (AFP) / © 2026 AFP
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