Luc Farré : "l’ensemble des personnels doivent être valorisés et reconnus"

Alors que s’ouvre le "Ségur de la Santé", une grande consultation pour réformer l’hôpital et mieux valoriser ses personnels, Luc Farré, secrétaire général de l’UNSA-Fonction publique, a estimé que pour que les personnels de la fonction publique restent longtemps, il faut qu’ils bénéficient de la reconnaissance qui leur est due.

La façade du ministère de la Santé, à Paris, où s'ouvre ce 25 mai 2020 le "Ségur de la santé". © AFP

Luc Farré était l'invité de Patrick Roger le 25 mai 2020 dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

 

"Il n’y a pas que des soignants à l’hôpital"

"J’attends qu’enfin le pays reconnaisse l’ensemble des agents hospitaliers qui se sont mobilisés lors de cette crise. Et plus tard, au-delà de la santé, il va falloir ouvrir le chantier de l’ensemble du service public et de la reconnaissance. On a tendance à penser uniquement aux soignants. Or, il n’y a pas que les soignants pour faire fonctionner l’hôpital, il y a aussi des personnels techniques et administratifs. Tous les échelons sont importants. Nous disons aujourd’hui que l’ensemble des personnels doivent être valorisés et reconnus.

Il ne faut pas penser que c’est uniquement en région parisienne que le problème se pose. Et c’était d’ailleurs la grande erreur du plan Buzyn. Il y a un problème général de l’attractivité des métiers. C’est une belle mission que de soigner, d’enseigner, de protéger… Il faut qu’on donne envie aux jeunes de rentrer dans ces métiers", a déclaré Luc Farré.

Une rémunération digne, gage de fidélité des personnels

"La première préoccupation, c’est trouver des personnels. Dans beaucoup de régions on sait qu’il est difficile de trouver une infirmière qui restera sur la durée. La durée moyenne de travail d’une infirmière est de dix ans. Pour que les agents restent plus longtemps, il faut qu’ils soient reconnus. Et pour qu’ils soient reconnus, il faut qu’ils soient plus payés.

Si on prend le cas des infirmières, en Allemagne leur salaire est supérieur de 28% au salaire moyen. En France, c’est -5%. Cet exemple montre que nous sommes en retard. La question de l’attractivité des métiers de l’hôpital et de l’ensemble des services publics est essentielle aujourd’hui", a expliqué Luc Farré.

 

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