Commerçant, Fabien aborde fébrilement les prochaines journée de manifestations. Comme tant d'autres commerçants, va-t-il ce samedi, malgré tout ?
Fabien, commerçant : "J'ai la peur au ventre"
"Oui, bien sûr. Une journée fermée, c’est une perte de chiffre d’affaires, explique Fabien, commerçant à Paris, président de l'association Village Popincourt, au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. Les charges continuent à tomber, nous sommes obligés, mais dans la peur. J’ai encore passé une nuit blanche à imaginer ce que je fais si je me fais agresser."
"En même temps, nous sommes dans la vigilance. Je suis président de l’association des commerçants de mon quartier, tous indépendants. La semaine dernière, le quartier n’a pas été touché. Je tiens une épicerie fine et je suis traiteur. Je fais également des livraisons de repas pour les entreprises. J’ai perdu 30% de mon chiffre d’affaires cette semaine. Tout s’annule. J’ai la peur au ventre. Nous ne voulons plus de discours, mais des actes."
🔴"J'ai encore passé une nuit blanche, on est dans la crainte"
🗣️Fabien (commerçant parisien) est inquiet avant le #24Octobre et vit avec la peur de nouvelles violences #GrandMatin
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— Sud Radio (@SudRadio) October 23, 2026
Commerçants et sécurité privée : "Nous n'avons pas les moyens"
À l'approche de nouvelles manifestations, quelles sont les questions qui le tracassent le plus ? "C’est le manque de protection. On paie des charges, notre retraite, l’eau, l’électricité, les fournisseurs. Il ne nous reste quasiment pas d’argent pour notre salaire à la fin du mois. 40% des commerçants de mon quartier ne se paient pas, et on nous dit que l’on doit payer notre sécurité. Nous n’avons pas les moyens. Nous avons un groupe WhatsApp d’alerte : le premier qui voit arriver des émeutes prévient les autres. C’est tout ce que l’on peut faire."
"Nous sommes dans un quartier abandonné qui renaît, avec beaucoup de nouveaux commerçants, qui n’ont pas les moyens de se payer, résume Fabien, commerçant à Paris, sur l’antenne de Sud Radio. Depuis le Covid, on cumule les crises, les augmentations. C’est vraiment un métier de passion car nous sommes la variable d’ajustement des soucis économiques du pays."
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