La Vallée de Saint-Pons, à l'abri des incendies de l'été

En Provence, le parc de la Vallée de Saint-Pons à Gémenos est un lieu boisé et protégé. Reportage de Lionel Maillet.

Une surveillance accrue des forêts en Provence pendant l'été.

C’est un havre de paix aux portes de Marseille. En plein été, les vacanciers vont y chercher un peu de fraîcheur. Gros plan ce matin sur le parc de la Vallée de Saint-Pons à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône. Une ancienne abbaye, des sentiers ombragés, une rivière. Un joyau de 1.200 hectares de verdure aussi beau que fragile.

 

Surveillance maximale

Avec la chaleur, le vent et le peu de pluie, les risques incendies sont particulièrement élevés. La surveillance y est maximale. Les jours de vent, c’est plutôt à l’entrée du parc que les gardes à cheval se positionnent et vont à la rencontre des visiteurs qui veulent se promener dans les collines alentours. Pas de chance : risque élevé oblige, impossible pour cette famille venue des Ardennes de visiter les massifs forestiers. Mais Christophe et ses enfants comprennent pourquoi ils ne pourront pas arpenter le parc de la Vallée de Saint-Pons : "On se sent en sécurité, et c’est ce que l’on cherche à apprendre à nos jeunes : respecter au maximum".

Même dans les zones autorisées, il y a des règles très strictes : cigarettes et barbecues interdits dans les massifs forestiers. "Nous sommes dans une zone très chaude, où il y a du vent. Donc le feu peut partir très vite, avec la végétation très sèche que nous avons actuellement", explique une garde. "On est entouré de forêts, essentiellement des pinèdes, des résineux. Tout cela pourrait partir en fumée très vite. Pour retrouver cela, un parc dans l’état dans lequel il est actuellement, il faudrait des années et des années". Aucun problème pour pique-niquer, en revanche. Sans un seul départ de feu depuis le début de l’été, la surveillance et la prévention ont porté leurs fruits.

Gare aux plastiques

Entre rivières et petites cascades, les 1.200 hectares du parc de la Vallée de Saint-Pons regorgent d’espèces rares en Provence, comme les cèdres ou les érables. En été, les incendies ne sont pas les seules menaces, explique Carine Morin, garde départementales : "le problème, c’est que les gens ne sont pas toujours respectueux. Les sachets s’envolent avec le vent et personne ne court derrière. C’est vraiment un endroit où l’on vient écouter le calme, regarder les animaux et cette belle végétation".