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La police évacue des militants propalestiniens qui occupaient l'ENS à Paris

La police a évacué dimanche soir des militants propalestiniens qui occupaient des locaux à Paris de la prestigieuse école normale supérieure (ENS) dont la direction avait décrété depuis jeudi soir la fermeture, a constaté un photographe de l'AFP.

JULIEN DE ROSA - AFP

La police a évacué dimanche soir des militants propalestiniens qui occupaient des locaux à Paris de la prestigieuse école normale supérieure (ENS) dont la direction avait décrété depuis jeudi soir la fermeture, a constaté un photographe de l'AFP.

L'évacuation a été suivie d'un rassemblement à proximité de la rue d'Ulm, siège de cette formation très sélective spécialisée en lettres et en sciences, a précisé cette même source.

Ces locaux avaient été fermés jeudi soir à la suite de l'installation, depuis mardi, d'un campement d'une trentaine d'étudiants militants propalestiniens dans la cour principale.

Une vingtaine d'étudiants, de divers établissements et pas seulement des normaliens, étaient sur place dimanche, selon la direction.

"La direction a coupé toute discussion avec les étudiants dans l’après-midi en leur disant qu’ils avaient une heure pour partir définitivement", a déclaré un étudiant qui dit se prénommer Phil, militant au collectif Le Poing Levé, présent sur place.

Des policiers procèdent à l'évacuation de militants propalestiniens qui occupaient des locaux de l'école normale supérieure (ENS), le 26 mai 2024 à Paris

Des policiers procèdent à l'évacuation de militants propalestiniens qui occupaient des locaux de l'école normale supérieure (ENS), le 26 mai 2024 à Paris

JULIEN DE ROSA - AFP

"La police est arrivée. On nous a nassés dans l’ENS, on nous a un peu secoués, ils ont pris nos identités. On était dans la cour, dans le jardin, là où on avait nos tentes et on ne bloquait pas du tout", a raconté un élève de l'ENS présent lors de l'évacuation.

Evoquant une "décision très difficile à prendre", la direction de l'établissement a notamment justifié l'évacuation des lieux par des messages postés sur les réseaux sociaux montrant "les photographies et les noms, recouverts de gouttes de sang, de certains membres du CA (conseil d'administration, ndlr) de l’école".

"Une telle exposition irresponsable mettant potentiellement en danger des personnes qui se dévouent pour participer à la vie démocratique de l’École constitue un point de non-retour", a écrit la direction de l'ENS dans un message. Celle-ci a affirmé vouloir rouvrir l'école "au plus vite".

Les forces de l'ordre étaient intervenues la semaine dernière dans des locaux de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) pour mettre fin à une occupation de militants propalestiniens, démarrée trois jours plus tôt.

En écho à la mobilisation sur des campus américains, plusieurs actions ont lieu depuis quelques semaines en France, principalement autour des sites de Sciences Po. Sans faire tache d'huile, cette mobilisation enflamme le débat politique en pleine campagne des européennes et a entraîné à plusieurs reprises l'intervention des forces de l'ordre, notamment à Sciences Po Paris et à la Sorbonne.

AFP / Paris (AFP) / © 2024 AFP

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