Imam qui appelle au meurtre des Juifs : "La justice doit faire son travail"

Arié Bensemoun, ancien président du Crif de Toulouse, était l'invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio.

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Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête, ce vendredi, après la découverte d'une vidéo montrant le prêche de Mohamed Tatai, imam de la Grande Mosquée de Toulouse qui, en décembre dernier, appelait au meurtre des Juifs.

Invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio, Arié Bensemoun, ancien président du Crif de la Ville Rose, connaît bien le personnage et n'est pas surpris par ces propos.

"Je me rappelle de la pose de la première pierre de la nouvelle Grande Mosquée de Toulouse où il avait délivré, et je m'en étais étonné, un discours en arabe, traduit d'une manière très édulcorée, se souvient-il. Je comprends un peu l'arabe et ce qu'il disait ne correspondait pas à la traduction. Il a une grande ambiguïté dans sa manière de s'exprimer. Je suis atterré par ce que j'ai entendu dans cette vidéo, mais je ne suis pas étonné."

Pour lui, c'est désormais aux pouvoirs publics d'agir : "C'est au préfet de prendre ses responsabilités et prendre les mesures qui s'imposent. Mohamed Tatai continue à prêcher en arabe, ne parle pas français, alors qu'il est là depuis plus de 30 ans. C'est le symbole parfait d'un imam qui n'a jamais cherché à s'intégrer, à participer au développement d'un islam éclairé, républicain, laïc... Tout le monde le connaît depuis 30 ans et tout le monde laisse faire. Nous avons tiré la sonnette d'alarme et nous n'avons pas été entendus. Là, c'est devenu indéniable. La justice doit faire son travail et il devrait être démis de ses fonctions à titre conservatoire."

Écoutez l'interview d'Arié Bensemoun, invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio au micro de Véronique Jacquier