Hausse de la fiscalité du gazole : "C'est très dommageable pour les particuliers"

Photo d'illustration ©FRED TANNEAU - AFP
Photo d'illustration ©FRED TANNEAU - AFP

Bruno Le Maire a annoncé que les taxes sur le gazole allaient augmenter de 2,6 centimes par an sur les quatre prochaines années. Pour Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint du magazine Auto Plus, cela se fait une nouvelle fois au détriment des particuliers et risque de "complètement perturber le marché de la location".

C'était une promesse du candidat Macron et un serpent de mer depuis de nombreuses années. Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, a confirmé que le prix du gazole allait bientôt rattraper celui de l'essence, à la faveur d'une augmentation des taxes de 2,6 centimes d'euros par an pendant 4 ans.

Pour Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint du magazine Auto Plus et invité du Grand Matin Sud Radio au micro de Patrick Roger et Sophie Gaillard, "c'est un excellent prétexte pour renflouer les caisses de l'État, puisque ça va encore se chiffrer en millions d'euros supplémentaires".

Surtout, selon lui, c'est oublier les efforts qui ont été faits par les constructeurs sur les véhicules diesel : "Ce qui est navrant, c'est qu'on continue d'agiter le chiffon rouge sur le diesel, comme si c'était encore un carburant assassin. Sur ceux qui sont très mal dépollués, le diesel pose un problème, mais sur les voitures récentes, ce n'est absolument pas le cas."

"Dire que, dans quatre ans, on taxera de la même manière l'essence et le diesel, ça va complètement perturber le marché de la location, a prédit Pascal Pennec. En Allemagne, les vendeurs de voitures se retrouvent avec 300 000 diesels qu'ils n'arrivent pas à vendre. La cote s'effondre. Cette annonce brutale et cette politique telle qu'elle a été définie est très dommageable pour les particuliers."

Écoutez l'interview de Pascal Pennec, invité du Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard


Pascal Pennec a également réagi à la polémique concernant la politique de transports menée par la ville de Paris, qu'il juge "épouvantable" : "Qu'on veule réduire la place de l'automobile en ville, tout le monde le comprend. Mais la méthode choisie par la mairie de Paris est épouvantable parce que l'objectif est de dégoûter les gens. Là où ça a marché, aux Pays-Bas, en Suède, on a rendu les transports en commun attractifs et les gens ont délaissé naturellement leur voiture. En France, on dégoûte, c'est une façon de penser totalement différente. Pour les pauvres gens qui sont en voiture dans Paris, c'est un cauchemar. Pour ceux qui habitent à Paris, ce n'est pas un problème, ils ont des transports en commun dans tous les sens. Mais pour ceux qui habitent autour, c'est un cauchemar."

Sur le même sujet
Vos réponses pour cet article

Vos réactions sur cet article

fredoem
- Mercredi 13 septembre 2017 à 10:10
Et évidemment aucun hausse ni écotaxte pour le transport routier dont la France est devenue le carrefour européen !

Ajouter un commentaire

Les rubriques Sudradio