Faut-il supprimer les allocations familiales des parents d'enfants violents ?

Illustration cour de lycée (©Frank Perry)
Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE, interviewé par Cécile de Ménibus et Patrick Roger dans "L’invité de l’actu" sur Sud Radio, à 8h10. ©FRANK PERRY

Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE, était "L’invité de l’actu" dans la matinale de Sud Radio du 9 janvier animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger. Il réagit à la possible suppression des allocations familiales des parents d'enfants violents.

Comment réagir face aux violences scolaires ? 

Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE, réagit face à la possible suppression des allocations familiales des parents d'enfants violents proposée par un rapport récent. Bonne ou mauvaise idée ? Du côté de la principale fédération des parents d'élèves (FCPE), c'est une "mauvaise idée qui a prouvé par le passé qu'elle ne réglait aucun problème. L'idée est stigmatisante pour les parents eux-mêmes, qui deviendront des super parents sous prétexte qu'on leur retirerait quelques centaines d'euros."

Rodrigo Arenas ajoute également que cette suppression en cas de violences au sein de l'établissement sous-entend que "ce sont forcément les enfants violents issus des familles pauvres qui sont concernés. Que fait-on alors avec les autres enfants violents, les plus riches, qui ne sont pas touchés par cette mesure ?" La mesure en question vise la responsabilisation des familles, comment y parvenir alors ?

Former les parents au lieu de les punir

Plutôt que de retirer les allocations familiales, Rodrigo Arenas propose de former les parents à la parentalité : "cela permettrait d'accompagner les parents et notamment ceux qui débutent et pour qui c'est parfois compliqué. Ce n'est pas l'esprit de la République." Que faire si cet accompagnement ne suffit pas à calmer certains élèves qui perturbent la vie scolaire ? 

"Ces enfants-là sont soumis à une action de justice à travers les organisations de l'État et cela s'appelle un juge pour enfant. C'est un métier. Mais récemment, les juges du Tribunal de Bobigny ont fait grève car ils n'avaient pas les moyens de faire appliquer la loi auprès de ces jeunes violents. Cette mesure revient donc à faire retomber sur les parents le déficit et les manquements de l'État dans ses institutions" termine Rodrigo Arenas.

 

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