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Cartes SIM à l'étranger : un piège pour un tiers des voyageurs français alerte Saily

Par Hugo Paillart

Analyse Sud Radio - Un Français sur trois continue d'acheter des cartes SIM locales en voyage pour profiter de forfaits data moins chers, s'exposant ainsi à des risques de fraude et d'usurpation d'identité liés à l'enregistrement obligatoire des passeports, révèle une étude Saily.

Sily alerte sur des cartes SIM frauduleuse
Sily alerte sur des cartes SIM frauduleuse

Malgré les mises en garde répétées, l'habitude a la vie dure. Selon une nouvelle étude du fournisseur d'eSIM Saily, 33 % des voyageurs français achètent encore des cartes SIM locales à l'étranger pour bénéficier de tarifs data avantageux, quitte à prendre des risques importants en matière de sécurité et de confidentialité.

Une obligation légale détournée par les fraudeurs

Plus de 160 gouvernements dans le monde imposent aujourd'hui l'enregistrement de l'identité pour l'achat de cartes SIM prépayées. Une mesure pensée pour lutter contre la criminalité et l'usage frauduleux des communications mobiles, mais qui oblige les voyageurs à transmettre des données personnelles sensibles — notamment les informations figurant sur leur passeport — à des prestataires locaux, parfois peu fiables.

C'est précisément cette faille que certains fraudeurs exploitent. « Il ne faut donc jamais faire aveuglément confiance au premier vendeur de cartes SIM que vous croisez à la sortie d'un aéroport ou d'une gare », prévient Vykintas Maknickas, PDG de Saily, cité dans l'étude.

Parmi les destinations les plus concernées figurent des pays très fréquentés par les touristes français : la Thaïlande, l'Espagne, l'Italie, le Maroc, le Mexique, la Colombie, l'Argentine, l'Australie, le Kenya — et la France elle-même.

Des données très sensibles entre de mauvaises mains

Le passeport contient des informations particulièrement précieuses pour un fraudeur : nom complet, date de naissance, nationalité, numéro de passeport ou numéro d'identification personnel. Une fois récupérées, ces données peuvent servir à accéder à des comptes bancaires, souscrire des crédits frauduleux, commettre des délits sous l'identité de la victime, ou tout simplement être revendues à des tiers.

Autre piège identifié par l'étude : les cartes SIM « pré-activées », vendues comme une solution pratique et respectueuse de la vie privée. En réalité, elles sont parfois déjà enregistrées au nom d'une autre personne — une pratique illégale qui peut faire porter la responsabilité d'une usurpation d'identité à l'acheteur.

Les bons réflexes pour voyager sans risque

Pour limiter les risques, Saily recommande plusieurs précautions simples :

  • Privilégier l'eSIM auprès d'un opérateur de voyage plutôt qu'une carte SIM physique achetée sur place ;
  • Acheter uniquement auprès de revendeurs agréés : boutiques officielles des opérateurs, points de vente en aéroport, ou l'opérateur lui-même ;
  • Vérifier la procédure d'enregistrement, en s'assurant que la carte est bien enregistrée à son propre nom et en obtenant une confirmation de l'opérateur ;
  • Surveiller ses comptes bancaires et ses factures téléphoniques dans les semaines suivant l'achat, pour détecter toute activité suspecte.

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