Taxer les produits transformés en fonction de leur teneur en sucre ? C’est l’une des pistes d’économie envisagées par le gouvernement. Objectif : 200 millions d’euros de recettes dès 2027. Une mesure qui fait pâlir les agro-alimentaires, déjà épuisés face à la hausse des prix de la consommation.
"Taxer toujours plus les entreprises" : la fausse bonne idée
« Une idée folle du gouvernement », estime Jean-François Loiseau, président de l'Association Nationale des Industries Alimentaires, au micro de Sud Radio. Fermement opposé à la mesure, l’industriel craint le pire. « Taxer toujours plus les entreprises » n’aide pas, au contraire.
« Ça va les mettre en difficulté majeure. » Alors que les commerces s’éteignent peu à peu, « certains vont fermer leurs portes et quand ils vont éventuellement passer le montant des taxes à la grande distribution, c'est le consommateur qui paiera. » Les achats sucrés figurent pourtant parmi les plus bénéfiques à l'économie tricolore, presque 10% des produits. Top 1? Le pain et les viennoiseries.
Une taxe sur les produits sucrés est "sur la table" pour le budget 2027, annonce le ministre du Commerce https://t.co/jfUoeKTKKR
— franceinfo (@franceinfo) September 30, 2026
Les consommateurs en paieront eux aussi le prix
Faire encore payer un peu plus le consommateur ? « Il y aura répercussions sur le ticket de caisse » et donc, sur la fréquence d’achat. Alors que l’économie française patine, cette mesure semble représenter un nouveau frein aux consommateurs. Ils sont pourtant le moteur clé de cette économie en chute libre, déjà frappée par l’inflation et les multiples taxes que l’on doit à la géopolitique mondiale incertaine, ainsi qu’à la multiplication des catastrophes climatiques.