1,5 milliards d’euros de perte par week-end pour les commerçants. C’est le montant qu’avance la Chambre de Commerce et d'Industrie si les mobilisations se poursuivent ainsi chaque samedi jusqu’à Noël. Pour aider les commerçants, le gouvernement est en pourparler afin de laisser ces travailleurs ouvrir le dimanche. Et selon une étude publiée par Ankorstore, 74 % des commerçants indépendants interrogés prévoient d’ouvrir le dimanche pendant les fêtes de fin d’année.
Permettre aux commerçants de rattraper le manque à gagner
Invitée sur BFMTV ce jeudi 29 octobre, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a affirmé : « on facilitera l’ouverture le dimanche d’ici à Noël pour permettre aux commerçants de rattraper ce manque à gagner ». Elle a également expliqué qu’il y avait « des dérogations possibles qui peuvent être données par le maire. » Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a lui aussi confirmé cette volonté, tout en précisant que cette mesure se ferait « sur la base du volontariat ».
74 % uniquement durant la période des fêtes
Cette annonce intervient à l’approche d’une période cruciale pour les commerces. Le Black Friday, puis les achats de Noël, représentent des échéances importantes. Alain di Crescenzo, président de CCI France parlait de « 40 % de leur chiffre d’affaires annuel » sur cette période. Et selon une étude menée en septembre 2026 par Ankorstore, 74 % des commerçants interrogés prévoyaient déjà d’ouvrir leur boutique le dimanche pendant les fêtes.
54,9 % précisément, envisageaient d’ouvrir tous les dimanches autorisés, tandis que 18,6 % comptaient le faire uniquement certains dimanches. Ces chiffres montrent que l’ouverture dominicale était déjà envisagée par une large majorité des professionnels interrogés, avant même l’annonce du gouvernement.
« L’ouverture le dimanche ne peut pas être la seule réponse »
Grégoire de Tilly, directeur général d’Ankorstore dévoile : « En accompagnant les commerçants indépendants au quotidien, nous sommes au plus près des réalités qu’ils vivent sur le terrain. Nous savons qu’ils ont besoin de chaque opportunité pour compenser les pertes subies et préserver leur activité à l’approche des fêtes »
Le dirigeant estime toutefois que l’ouverture dominicale ne saurait constituer une réponse suffisante : « L’ouverture le dimanche peut constituer un soutien utile pour ceux qui le souhaitent, mais elle ne peut pas être la seule réponse. Les commerçants ont aussi besoin d’un accompagnement durable face à la baisse de fréquentation, aux difficultés de trésorerie et à la fragilisation de centres-villes qui se vident. »