Valérie Boyer : le burkini, "c'est le comble du racisme"

Valérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône et secrétaire générale adjointe Les Républicains, était l'invitée politique du grand matin Sud Radio. L’occasion d’évoquer la réforme des retraites qui va animer la rentrée, de parler des violences conjugales, au lendemain de l’ouverture du Grenelle contre les femmes battues, mais aussi de dresser l’état des lieux du parti Les Républicains.

Valérie Boyer, députée Les Républicains des Bouches-du-Rhône et secrétaire générale adjointe des LR, était l’invitée politique de Patrick Roger, mercredi 4 septembre 2019, sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Valérie Boyer : "Nous avons un parti démocratique, vivant et dynamique, avec des candidats crédibles et soutenus" 

Soutien de Julien Aubert dans la course à la présidence du mouvement, Valérie Boyer tient à "adresser ses amitiés" aux concurrents, Guillaume Larrivé et Christian Jacob et se félicite du fonctionnement "démocratique" du parti et notamment du "succès" du questionnaire envoyé aux militants Les Républicains. "Nous sommes le premier parti en terme d’adhérents à jour de cotisation", avance Valérie Boyer.

Valérie Boyer l’assure, "du contenu il y en a", s’appuyant sur les travaux de Julien Aubert et de Guillaume Larrivé. "Nous avons un tissu d’élus locaux, nous avons le Sénat et le premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale", souligne t-elle, ne voulant pas se contenter d’un "parti populiste mondain" représenté par Emmanuel Macron d’un côté et de Marine Le Pen de l’autre.

Le burkini, une "injonction à origine"

Après l'irruption de militantes vêtues de burkinis dans une piscine parisienne, dimanche 1er septembre, Valérie Boyer dénonce "des opérations politiques avec des femmes qui sont tout sauf des féministes, qui prônent exactement l'inverse du féminisme". Pour la députée des Bouches-du-Rhône, c'est "au contraire l'islam politique qui avance" et se scandalise de la fermeture de la piscine. "Ce n'est pas une question d'hygiène, mais une question politique avec d'un côté les femmes pudiques, et les autres. Cela veut dire quoi ? Que les autres sont impudiques, qu'on peut tout leur faire, qu'elles méritent le pire ? C'est pas possible qu'on tolère ce genre de choses. Comment voulez-vous que cette question-là ne révolte pas toutes les femmes qui veulent vivre libres ?", s'insurge t-elle.

Les revendications des militantes pro-burkinis sont "un enfermement des femmes dans leur sexe et dans leur origine". Valérie Boyer confie considérer cela comme "le comble du racisme". "Ce sont des opérations politiques qui visent à les victimiser, ce n'est pas un problème de liberté, c'est même tout l'inverse".

Les annonces du Grenelle sur les violences faites aux femmes

Au lendemain de l'ouverture du Grenelle sur les violences conjugales, Valérie Boyer s'alarme du manque de mesures concrètes. "Avec Emmanuel Macron et la République en Marche, il y a toujours beaucoup d'annonces, de débat, et pas grand chose de concret". La députée rappelle avoir "déposé depuis 2016 une proposition de loi, qui a été reprise quasi mot pour mot par le Premier ministre, pour mettre les enfants à l'abri en cas de violence conjugale".

Pour Valérie Boyer, cette problématique est "une urgence absolue". "Comment, aujourd'hui, on peut considérer qu'un conjont violent est un bon parent ? Le gouvernement n'a pas besoin d'attendre trois mois les discussions", continue t-elle avant de déplorer "qu'à chaque fois que nous avons fait des propositions sur tous les sujets, nous n'avons jamais été entendus. Ce grand parti soit disant d'ouverture fonctionne de façon extrêmement sectaire au Parlement".

Pas d'accords de partis aux élections municipales

À sept mois des élections municipales, Valérie Boyer, ancienne adjointe à la mairie de Marseille, assure qu'il "n'y aura pas d'accord de partis" lors du prochain scrutin prévu le 15 mars 2020. "Comment voulez-vous qu'on fasse des accords avec des partis qui veulent nous tuer, nous voir disparaître ?" se justifie t-elle, avant de rappeler que Les Républicains n'ont "jamais eu de liste mono-colore".

Cliquez ici pour écouter "L’invité politique" avec Patrick Roger

Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !