Stanislas Guerini : "le permis à 17 ans pour ceux qui font la conduite accompagnée"

La conduite accompagnée est un enjeu crucial pour faire baisser l'accidentalité routière des jeunes, et le permis à 17 ans pourrait être une bonne incitation selon le délégué général d'En marche et député de Paris. Invité du petit déjeuner politique, Stanislas Guerini est également revenu sur la démission d'Ismaël Emelien, proche conseiller d'Emmanuel Macron, et sur la recrudescence des actes antisémites.

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Le permis à 17 ans ?

"Il faut renforcer le continuum éducatif : l'apprentissage du code au collège, passer son code lors du service national. Qu'on puisse passer son permis, pour ceux qui font le SNU de six mois, et permettre à ceux qui ont fait la conduite accompagnée de le passer à 17 ans.  Il faut favoriser la conduite accompagnée pour obtenir de meilleurs résultats sur la sécurité routière, pour faire baisser les accidents."

 

Le délégué général d'En Marche est revenu sur la démission de ce proche conseiller du président Macron. Pas de malaise, dans le sillon de l'affaire Benalla : Ismaël Emelien ne fait qu'appliquer la règle, selon laquelle un conseiller en fonction ne peut pas publier de livre, selon Stanislas Guerini.

"Ismaël Emelien ne partira pas très loin. Il écrira un livre sur le progressisme, l'idéologie du macronisme. Le départ d'Ismaël Emelien n'a absolument rien à voir avec l'affaire Benalla. C'était prévu de longue date."

 

Antisémitisme : "des esprits détraqués"

Stanislas Guerini est revenu sur cette recrudescence des actes antisémites : en hausse de 74% en un an, annonçait hier le ministère de l'Intérieur. Avec de récentes illustrations concrètes : croix gammées taguées sur des portraits de Simone Veil, arbre-hommage à Ilan Halimi saccagé, inscription "juden" peinte sur un restaurant parisien...

"C'est dû à des esprits détraqués. Cela fait penser à l'Allemagne nazie, aux pires heures de notre histoire. Il faut apporter des réponses de société. Sur la boutique, le tag "juden" a été fait en marge des manifestations. Il est possible qu'il y ait des dérives extrémistes dans les Gilets Jaunes, même si la majorité est sincère et pas antisémite. Mais attention à la dérive!"