Stade de France : "Des têtes doivent tomber !" estime Louis Aliot

Louis Aliot, maire RN de Perpignan, était l'invité du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

stade de France louis Aliot
Louis Aliot, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 10 juin, dans "le petit déjeuner politique".

Stade de France et vidéos détruites, élections législatives, situation du Rassemblement National : Louis Aliot a répondu aux questions de Patrick Roger en duplex de Perpignan.

Stade de France - Louis Aliot : "Des têtes doivent tomber !" estime Louis Aliot

Après le chaos du Stade de France, un responsable de la FFF a annoncé que les bandes de vidéosurveillance ont été détruites automatiquement. Pour Louis Aliot, "c'est une honte absolue !" Le maire de Perpignan rappelle qu'elles "sont demandées tous les jours par les forces de police et remises systématiquement. Que ça n'ait pas été demandé, pointe soit une formidable incompétence au sommet des forces de police ou de justice, et des têtes doivent tomber. Soit c'est volontaire pour ne pas montrer l'ampleur du désastre et de l'insécurité ce soir-là et ce sont les politiques qui sont coupables. Monsieur Darmanin, le ministre de la Justice, et le Président sont là directement mis en cause".

"S'ils n'ont pas réquisitionné des vidéos qui montrent des faits graves d'agressions, c'est de la complicité, affirme Louis Aliot. Si ça a été fait volontairement, c'est gravissime !" L'élu espère qu'il y aura "une commission d'enquête et que ce genre de choses sera mis au jour. Il faut aller plus loin, ce n'est pas normal et c'est même suspect !" Pour lui, l'affaire du Stade de France pourrait avoir des conséquences sur le niveau d'abstention attendu pour les élections législatives. "Les gens sont désabusés par la politique mais ils sont aussi secoués par cette affaire. Il y aura, je pense, un surplus de mobilisation dans cette dernière ligne droite". 

Louis Aliot : "On continue avec les vieilles recettes et médiatiquement, ça marche encore !"

La campagne très molle des législatives a été occupée par Jean-Luc Mélenchon et l'alliance de la NUPES. Marine Le Pen et le RN ont été en retrait. "On est sur le terrain, on fait campagne, se défend Louis Aliot. Nos candidats sont sur les marchés, font des réunions publiques, du porte-à-porte". Il dénonce une "passion soudaine d'un certain nombre de médias pour Jean-Luc Mélenchon". "L'Arcom a d'ailleurs été obligée de sermonner les rédactions pour dire qu'il avait bénéficié de trop d'antenne par rapport aux autres. Tout ça n'est pas neutre, un certain nombre de gens se sont payé la fantaisie de faire monter Monsieur Mélenchon et son alliance de dupes !"

Pour Louis Aliot, ce sont "des gens qui ne partagent rien, et même le contraire ! Sur le nucléaire, l'agriculture, l'armée, la police". "Ils font une alliance juste pour se faire élire et partager des sièges. On n'a rien retenu du désarrois des Français pour la démocratie. On continue avec les vieilles recettes et médiatiquement, ça marche encore !" déplore-t-il. "Jean-Luc Mélenchon est contre la politique d'un gouvernement qu'il a contribué à mettre en place". Il estime que "la France paiera demain les conséquences de cette hypocrisie absolue". "Ils auront des députés qui ne seront qu'une opposition de façade".

 

Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger et Cécile de Ménibus.

Cliquez ici pour écouter "L’invité politique"