Réforme du bac : "Le gouvernement veut aller plus vite que la musique"

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Nageate Belahcen, administratrice de la FCPE du Val-de-Marne, était l'invitée du Grand Journal de 18h sur Sud Radio.

Fin des séries, plus que quatre épreuves écrites, un grand oral... Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a énoncé ce mercredi les pistes retenues pour la refonte en profondeur de l'examen du baccalauréat.

Un bac "nouvelle formule" qui doit entrer en vigueur pour la session de 2021, c'est-à-dire pour les élèves qui rentreront en seconde dès la prochaine rentrée scolaire.

Invitée du Grand Journal de 18h sur Sud Radio, Nageate Belahcen, administratrice de la FCPE du Val-de-Marne, a regretté un calendrier très serré.

"Nous étions favorables à une réforme du lycée, justement pour pouvoir préparer cette réforme du bac, a-t-elle expliqué. Aujourd'hui, on se rend compte que cette réforme du bac est arrivée très rapidement, comme celle de Parcours Sup. Les enseignants doivent être formés pour cette réforme et, là encore, on met la charrue avant les bœufs. On a l'impression que le gouvernement veut aller plus vite que la musique et lance des réformes à tout-va. Mais la concertation profonde que ça nécessite n'est pas réalisée."

De nombreuses interrogations apparaissent donc à la lecture du projet dévoilé par Jean-Michel Blanquer ce mercredi, à commencer par la préparation des élèves à ce fameux grand oral : "Cela peut être bien, tout dépend des conditions dans lesquelles il est effectué. La préparation des élèves va être primordiale. Aujourd'hui, ce genre de pitchs fait partie des choses que les élèves doivent apprendre, parce qu'on leur demandera de savoir le faire dans la société. Mais leur préparation reste une interrogation. Par qui ? Et comment ?"

Écoutez l'interview de Nageate Belahcen, invitée du Grand Journal de 18h au micro de Véronique Jacquier

 

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