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Présidence des Républicains : "Je peux le faire aussi" assure Roger Karoutchi

Par Jérémy Jeantet

Roger Karoutchi, sénateur LR des Hauts-de-Seine, était l'invité de Territoires d'Infos, sur Sud Radio et Public Sénat. Sans aller jusqu'à la virulence de Xavier Bertrand, il n'a pas caché les problèmes que rencontre son parti actuellement, laissant entendre qu'il réfléchissait à se présenter à la course pour la présidence des Républicains.

Et si Roger Karoutchi se mêlait à la lutte pour prendre le pouvoir au sein des Républicains ? Invité de l'émission Territoires d'Infos, sur Sud Radio et Public Sénat, ce lundi, le sénateur LR des Hauts-de-Seine a laissé entendre qu'il réfléchissait à se lancer.

"Je ne vous cache pas (...) je réfléchis, a-t-il reconnu. Quand je vois un certain nombre de gens qui ont recherché des parrainages, je peux le faire aussi."

Alors que la jeune garde du parti, dans une lutte entre Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez ou encore François Baroin, a l'objectif 2022 en tête, Roger Karoutchi fait valoir sa neutralité et l'absence d'ambition personnelle pour la prochaine présidentielle comme argument à sa candidature.

"On a le droit de réfléchir, dans ce monde", tempère-t-il toutefois, assurant que sa décision n'était pas prise.

"Si c'est pour se retrouver à 20 % en étant unis, est-ce qu'on n'a pas intérêt à avoir deux familles"

Surtout, il est apparu désabusé face à l'état dans lequel se retrouve sa formation politique à la sortie de ce long cycle électoral et des défaites successives, tant à la présidentielle qu'aux législatives : "Quand Jacques Chirac a pris l'initiative de créer l'UMP, c'était pour dire qu'on n'y arrivait plus. Le problème, c'est que c'était vrai au début de l'UMP, on a fait des gros scores. Et finalement, on ne disait plus grand-chose parce qu'il fallait que tout le monde soit d'accord. Et on n'intéressait plus nos électeurs. Même si je suis pour l'unité de ma famille, si c'est pour se retrouver à 20 %, est-ce qu'on n'a pas intérêt à avoir deux familles ?"

Interrogé sur le début du quinquennat Macron, Roger Karoutchi s'attend à un recadrage budgétaire qui ne fera pas que des heureux. "La commission des finances du Sénat avait déjà dit que l'objectif des 3 % ne serait pas respecté et qu'il y avait une série de dépenses plus ou moins dissimulées qui allaient devoir être faites, a-t-il rappelé. Il faut s'attendre à une réduction de la dépense publique et, en parallèle, à une augmentation des impôts. Est-ce que ce sera un tour de vis ? En tout état de cause, ce ne sera pas facile pour tout le monde."

Revenant sur la volonté d'Emmanuel Macron de réunir le Parlement en Congrès le 3 juillet prochain, soit la veille du discours de politique générale d'Édouard Philippe à l'Assemblée nationale, Roger Karoutchi n'y a pas vu un court-circuitage du Premier ministre par le président de la République : "J'ai connu un président qui avait dit que son Premier ministre était un collaborateur (Nicolas Sarkozy à propos de François Fillon, NDLR), alors vous savez... Édouard Philippe n'appartenant pas à l'origine à la même mouvance politique qu'Emmanuel Macron, le président est un peu obligé de faire attention. En revanche, il a une conception très centralisatrice du pouvoir. Nicolas Sarkozy disait 'Vous m'avez élu pour que je sois un président actif'. L'actuel président va le faire encore plus que Nicolas Sarkozy."

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