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Philippe Gosselin sur Bruno Retailleau : « Je pense qu'il a la capacité d'agréger à droite et au centre droit »

Par La rédaction

ENTRETIEN SUD RADIO - Alors que Bruno Retailleau a été désigné comme futur candidat des Républicains à l'élection présidentielle de 2027, une question se pose : y a-t-il trop de candidats à droite ? Philippe Gosselin y a répondu en direct sur Sud Radio.

Alors que Bruno Retailleau a été désigné comme futur candidat des Républicains à l'élection présidentielle de 2027, une question se pose : y a-t-il trop de candidats à droite ? Philippe Gosselin y a répondu en direct sur Sud Radio.
Alors que Bruno Retailleau a été désigné comme futur candidat des Républicains à l'élection présidentielle de 2027, une question se pose : y a-t-il trop de candidats à droite ? Philippe Gosselin y a répondu en direct sur Sud Radio.

Bruno Retailleau, Dominique de Villepin, Édouard Philippe, David Lisnard ou encore Gabriel Attal… La liste des candidats à droite pour la présidentielle est très longue, l'est-elle trop ? Philippe Gosselin, député LR de la Manche, s'est exprimé au micro de Sud Radio.

"Désormais il peut y avoir une dynamique autour de Bruno Retailleau"

Périco Légasse : Il y a beaucoup de candidats à droite, Bruno Retailleau se place-t-il en figure de proue ?

Philippe Gosselin : Là, évidemment, personne n'a la prétention d'avoir résolu le trop-plein de l'année prochaine. En revanche, il paraît important pour les Républicains de pouvoir donner une légitimité à leur candidat. (…) Maintenant, il est apparu à une très large majorité. Pratiquement 75 % de ceux qui ont voté pensent que le président du parti avait toute légitimité pour être le candidat des Républicains. Ça n'épuise pas tous les sujets sur les candidats possibles, mais il est important que notre parti ait une légitimité, que son président ait la légitimité pour se présenter et se revendiquer comme le candidat.

Périco Légasse : Faut-il une alliance pour limiter le nombre de voix pour les extrêmes ?

Philippe Gosselin : Je pense que désormais il peut y avoir une dynamique autour de Bruno Retailleau, parce que nul n'a envie — et moi le premier — de se retrouver dans un match Le Pen ou Bardella — on verra qui après juillet — et Mélenchon ou l'équivalent. Donc il y a aujourd'hui un espace à reconquérir, c'est évident. Ce n'est pas naturel, parce que la politique qui est menée depuis 9 ans maintenant a conduit finalement à écraser les sociaux-démocrates, a conduit aussi à écraser — on l'a vu à la dernière présidentielle — la droite parlementaire et républicaine. Donc bien sûr qu'il va falloir travailler pour que l'année qui s'annonce ne soit pas celle d'une déroute possible au printemps prochain.

"Ne pas désigner trop tardivement le champion de la droite"

Périco Légasse : Comment faire si un autre candidat de droite décide d'y aller, en plus de Bruno Retailleau ?

Philippe Gosselin : Aujourd'hui, évidemment, le risque existe. On voit mal d'autres candidats ne pas sortir de leur silence à un moment. On a déjà le maire du Havre, et j'hésite à le classer parmi les républicains. Évidemment il est ailleurs, mais même s'il est ailleurs, Édouard Philippe fait partie de ces personnalités qui comptent. Il n'est pas question de le nier.

Mais on voit aussi Dominique de Villepin essayer de trouver la petite fenêtre. On a Xavier Bertrand qui n'a pas renoncé. On a David Lisnard qui est bien présent et qui active aussi ses troupes. Donc de toute façon, évidemment — et personne ne prétend le contraire —, la candidature légitimée de Bruno Retailleau n'épuise pas le sujet. (…)

Maintenant, j'espère, en attendant d'autres moyens que la vox populi, que d'ici à la rentrée de septembre, l'opinion publique se dégagera. Il y aura des signaux, il y aura un projet, il y aura déjà une esquisse de programme. Si ce n'est pas le cas à la rentrée de septembre, là effectivement il faudra se poser la question. Parce que si on devait désigner trop tardivement le champion de la droite pour être candidat à l'élection présidentielle en 2027, on arriverait trop tard.

"Quand on est candidat à la présidence de la République, on doit agréger"

Périco Légasse : Est-ce que, pour trouver le « champion de la droite », les candidats qui vont se ranger derrière lui vont mettre en place une sorte de marchandage politique ?

Philippe Gosselin : Moi je ne vous parlerai pas de marchandage politique, mais avant de marchander quoi que ce soit, il faut déjà exister. On a, même si c'est peu par rapport à avant, encore 50 députés. Je rappelle aussi que les élections municipales ont bien montré qu'on avait l'immense majorité, avec parfois des alliances, dans les conseils municipaux et les mairies de plus de 9 000 et 30 000 habitants. Donc nous ne sommes pas en déshérence.

Je pense qu'on n'arrive pas à l'élection présidentielle avec le sentiment d'être seul et la volonté d'être seul. Quand on est candidat à la présidence de la République, on doit agréger.

Si à un moment ou un autre il doit y avoir les forces de Lisnard, les forces de Villepin et d'autres qui s'accumulent, qui s'ajoutent, qui s’additionnent… Qu'est-ce qui fait que nos concitoyens vont avoir envie de voter pour nous ? Je pense que ce sont des convictions, c'est un projet, une ambition pour la France, qui normalement doit dépasser la simple personne, le simple cadre de celui ou de celle qui mène le combat. Donc aussi à nos concitoyens de savoir ce qu'ils veulent, à nous d'être séduisants. (…)

Périco Légasse : Pensez-vous vraiment que Bruno Retailleau, malgré ses convictions religieuses, ses valeurs, les déclarations qu'il a faites, ses engagements de ministre de l'Intérieur, aura suffisamment de charisme et de crédibilité pour pouvoir assembler toute la droite ?

Je pense qu'il a la capacité d'agréger à droite et au centre droit. En revanche, je ne dis pas qu'il soit le seul. Je pense aussi qu'en réalité, compte tenu de ses positions fermes sur l'autorité, sur l'immigration, sur ce qu'il est (…), il est le plus à même de faire rentrer au bercail un certain nombre de nos concitoyens et sans doute un certain nombre de nos anciens électeurs. Donc tout le défi pour l'année prochaine va être non seulement de ne pas perdre la droite et le centre droit, mais aussi de faire revenir au bercail une partie de ceux qu'on a perdus depuis 10 ou 15 ans. Je ne vous dis pas que ce soit simple, je ne vous dis pas que ce soit facile, mais je pense que Bruno Retailleau est l'un de ceux qui peut y arriver. (…)

Retrouvez le replay de l'interview en video juste ici

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