Philippe Douste-Blazy : Jacques Chirac, "c'était un chef né"

Philippe Douste-Blazy, fondateur de Unitlife, ancien ministre de Jacques Chirac (de la Culture, de la Santé et des Affaires étrangères), était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le 30 septembre sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Philippe Douste-Blazy, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio le 30 septembre à 7h40.

Hommage populaire : "tout le monde se rend compte qu'il a fait beaucoup pour la France"

Philippe Douste-Blazy a fait la queue durant cinq heures dimanche 29 septembre, pour l'hommage populaire aux Invalides.

"Je pense que Jacques Chirac n'aurait pas aimé qu'un de ses anciens ministres passe devant tout le monde"

Que représentait Jacques Chirac pour les personnes qui attendaient ? "C'était extrêmement bigarré : un jeune lycéen, un fonctionnaire d'une municipalité du sud de la France, une infirmière, un médecin, un architecte... C'était Jacques Chirac. L'idée de la famille, de faire une manifestation républicaine où tout le monde est à égalité, c'était une idée formidable, ça ressemble à Jacques Chirac".

Selon un sondage Ifop, la popularité de Jacques Chirac est à 30%, comme pour de Gaulle, alors qu'il n'était pas au beau fixe pendant ses deux mandats. "Tout le monde se rend compte qu'il a fait beaucoup pour la France. À la fois un chef avec une certaine fermeté, mais aussi une sensibilité, une tendresse certaine, une affection pour les gens et surtout, un respect pour les personnes".

 

Philippe Douste-Blazy : "L'oeuvre de Jacques Chirac est essentiellement internationale"

Philippe Douste-Blazy sera aussi présent ce lundi 30 septembre, aux différentes cérémonies. "Sur le plan international aussi, je suis heureux de voir que beaucoup de gens viennent, du président Clinton au président russe, en passant par les Africains. L'oeuvre de Jacques Chirac est essentiellement internationale. On ne se rend pas compte de ce que la France incarne à l'étranger : le droit des personnes depuis la Révolution. Les peuples se tournent vers nous pour savoir ce que va dire la France. Depuis la guerre en Irak, nous avons eu ce réflexe de penser et dire non, nous sommes indépendants, fût-ce face au pays le plus riche et le plus puissant".

La présence de Marine Le Pen était-elle à ce point indésirable ? La famille Chirac n'a pas souhaité qu'elle soit là. "Je respecte totalement ce que pense la famille. Lorsqu'on s'est battu, lorsqu'on a eu des idées extrêmement différentes, lorsqu'on est extrêmement violent et lorsqu'on est vraiment plus qu'adversaires, mais ennemis, avec des valeurs complètement différentes. Il n'a jamais flanché, quitte à être battu. Lorsqu'il a été contre le Front national au risque d'être battu, on ne peut pas dire qu'il a été ambigu".

 

SIDA : huit enfants sur dix soignés grâce à la taxe sur les billets d'avion

Philippe Douste-Blazy travaille avec l'organisation internationale Unitlife basée à l'ONU. Jacques Chirac a alerté sur cette "maison qui brûle" et a lancé la taxe sur les billets d'avion, qui a permis aujourd'hui de mettre des fonds sur la table. "Jacques Chirac, avec son ami Lula, ont décidé de commencer à parler, en 1998-2000-2002, de ce gap qui existe entre les riches qui deviennent extrêmement riches, et les pauvres qui restent pauvres. C'est vrai dans tous les pays, mais surtout, la différence entre pays pauvres et riches devient extrêmement choquante.

D'où cette idée de prélever une petite somme de rien du tout, par exemple un euro par billet d'avion. Il m'a confié ce travail et aujourd'hui, nous avons récolté plus de 4 milliards d'euros, et huit enfants sur dix soignés contre le SIDA dans le monde, le sont grâce à ça".

 

 

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