Patrick Vignal: "Si ce grand débat national est raté, ça sera le chaos"

Pour le député LREM de l'Hérault, le grand débat national qui s'ouvre aujourd'hui doit déboucher sur un référendum et la mise en place du référendum d'initiative citoyenne, afin de pallier à la défiance exprimée notamment par les gilets jaunes.

"Qu'ils sortent du rond-point et qu'ils viennent à la salle communale dire ce qu'ils pensent"

Patrick Vignal conçoit qu'au sein de la majorité, certaines déclarations aient pu renvoyer un sentiment de déconnexion:

C'est compliqué quand vous n'avez jamais fait de politique. La politique, c'est pas une start-up, c'est de l'empathie et de l'amour. La première attente des gilets jaunes, que j'ai rencontrés, c'est la confiance. Ils n'ont plus confiance en personne en politique, hormis les maires. Si on ne veut pas ouvrir les fenêtres et les portes de la démocratie, donner un peu de coeur, un peu d'empathie et fendre l'armure, ça ne marchera pas.

Le député de l'Hérault, qui entend s'investir dans le débat national qui s'ouvre. Ce malgré la défiance exprimée par certains gilets jaunes qui, tatillons, lui ont signifié vouloir vérifier que leurs doléances ou revendications ne seront pas déformées dans deux mois, lorsqu'il les fera remonter au sommet de l'Etat.

J'invite les gilets jaunes à ma table. Les gens ont raison de pas avoir confiance. Je leur demande pas un blanc seing. Je leur dis juste: c'est la première fois qu'un président de la république ouvre un débat. Qu'ils viennent y participer, qu'ils sortent du rond-point. Qu'ils gardent leur ancrage du rond-point mais qu'ils viennent à la salle communale dire ce qu'ils pensent !

Clore ce grand débat par un référendum

"Si ce grand débat national est raté : ce sera le chaos. Nous sommes dans l'obligation de le réussir. Ça sera quasiment une obligation de le clore par un référendum. Et mettre le référendum d'initiative citoyenne en place", considère Patrick Vignal.

Il se dit ouvert au sujet de la suppression de l'ISF, sur lequel Emmanuel Macron a redit ne pas vouloir revenir dans sa récente lettre aux Français.

Moi j'ai aucun souci avec l'ISF. Il faut l'évaluer, dans deux ans, comme le dit le président. Allons même sur le CICE: 20 milliards. Il y a un vrai débat à avoir sur la fiscalité, en toute transparence.

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