Comme le veut la tradition, le chef de l’État a fêté Noël devant les forces militaires déployées à l’étranger. Cette année, c’est devant les 900 soldats de la base militaire française située à Abou Dabi, aux Émirats arabes unis, qu’Emmanuel Macron s’est adressé. Dans un contexte géopolitique et national tendu, le président de la République a annoncé le lancement de la construction d’un nouveau porte-avions dans le cadre de la loi de programmation militaire.
Ce nouveau porte-avions aurait pour but de remplacer l’ancien bateau de combat dont le nom bien connu du mythique Charles-de-Gaulle faisait la fierté de la Marine française. L’idée étant de moderniser et d’adapter le navire aux guerres modernes. « Ce nouveau porte-avions sera l’illustration de la puissance de notre nation, puissance de l’industrie et de la technique, puissance au service de la liberté sur les mers et dans les remous du temps », a déclaré le président de la République.
Plus puissant que le Charles-de-Gaulle
Effectivement, le porte-avions, synonyme de puissance militaire, s’annonce comme encore plus impressionnant que le Charles-de-Gaulle. Également à propulsion nucléaire, ce navire de guerre sera aussi plus massif : 78 000 tonnes pour 310 mètres de long, contre les 42 000 tonnes pour 261 mètres que possédait le porte-aéronefs du nom du créateur de la Ve République. Il pourra voguer à 27 nœuds (ce qui équivaut à 43,2 km/h), avec un équipage de 2 000 marins à bord et pouvant embarquer 30 avions de combat, en particulier les fameux Rafale de construction française. Enfin, selon les informations de nos confrères du Monde, le remplaçant du CDG pourra aussi accueillir six hélicoptères, deux à trois avions de guet, mais aussi des drones de surveillance, de ravitaillement et même de combat.
🇫🇷 Emmanuel Macron annonce la construction du futur porte-avions français
— Sud Radio (@SudRadio) December 22, 2025
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Plus de 800 entreprises mobilisées
Pour la construction de ce porte-avions, le gouvernement français mise aussi sur le savoir-faire industriel et technique de la France. La construction, qui aura lieu à Saint-Nazaire, impliquera de nombreuses entreprises comme Naval Group mais aussi le Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Au total, ce sont plus de 800 entreprises qui seront mobilisées pour la réalisation de cet objectif, soit trois fois plus que le nombre de sociétés que pour la reconstruction de Notre-Dame (250). « Je serai le garant de cet engagement », a annoncé Emmanuel Macron.
10,2 milliards d'euros dépensés
Selon le chef d’état-major de la Marine française, Nicolas Vaujour, ce projet d’un coût de 10,2 milliards d’euros sera également vecteur d’emplois dans tout le pays : « Le porte-avions représente 14 000 emplois, 90 % d’investissement dans nos territoires, des entreprises partout en France — les lingots d’acier destinés aux chaudières nucléaires dans le Puy-de-Dôme, les pompes nucléaires primaires à Maubeuge, la conversion énergie-vapeur à Annecy… »
Cependant, alors que le chef d’état-major Fabien Mandon déclarait il y a peu qu’« un choc militaire d’ici 3 à 5 ans face à la Russie pouvait avoir lieu », ce porte-avions, lui, ne verra le jour qu’en 2038, a précisé la ministre des Armées sur X.