Nicolas Sarkozy de nouveau devant la Justice avec l'affaire Bygmalion - "Il paye ce que les autres on fait avant, les mauvaises habitudes"

Nicolas Sarkozy devrait, à nouveau, être sur le banc des accusés à partir de ce mercredi dans le cadre de l’affaire Bygmalion mais le procès pourrait être reporté.  Les deux avocats de Jérôme Lavrilleux, l'un des personnages-clés du dossier, sont touchés par le coronavirus.

Anne-Christine POUJOULAT - AFP

Reportage de Clément Bargain

 

Nicolas Sarkozy devrait, à nouveau, être sur le banc des accusés à partir de ce mercredi dans le cadre de l’affaire Bygmalion mais le procès pourrait être reporté.  Les deux avocats de Jérôme Lavrilleux, l'un des personnages-clés du dossier, sont touchés par le coronavirus.

L'audience sur cette affaire Bygmalion pourrait donc être reportée. Selon l’accusation, l’ancien président "a incontestablement bénéficié" du système de fausses factures, qui lui a permis de disposer pour la campagne de moyens "bien supérieurs à ce que la loi autorisait".

"Ça devient risible pour lui mais, pour les Français, ça devient ridicule"

Après sa condamnation dans l’affaire dite "des écoutes", les partisans de Nicolas Sarkozy ont le sentiment que la justice s’acharne. C’en est trop pour César, soutien de l’ancien président. "C'est vraiment un acharnement sur lui. Qu'il ait des choses à se reprocher, ok. Mais comme tout homme politique au monde. Ça devient risible pour lui mais, pour les Français, ça devient ridicule".

"Je ne suis pas favorable à un acharnement contre cet ancien président"

Michelle est du même avis. Elle a voté pour Nicolas Sarkozy et elle ne comprend pas la tenue du procès Bygmalion. "Je ne suis pas non plus favorable à un acharnement contre cet ancien président dans la mesure où il ne s'agirait que de financement de campagne présidentielle et d'un dépassement dans ce cadre là uniquement, ça ne me parait pas si grave".

"Il paye ce que les autres on fait avant, les mauvaises habitudes"

Pour les soutiens de l’ancien président, comme François, Nicolas Sarkozy ne mérite pas un tel traitement. "Il paye ce que les autres on fait avant, les mauvaises habitudes. On est en train de tuer un dinosaure, un gars qui faisait comme cela se faisait avant. Ce n'est pas utile de le mettre en prison".

"La magistrature a besoin de se mettre sur des rails"

Face à ce deuxième procès, certains mettent en doute l’impartialité de la justice. C’est le cas de Jean et Nicole. "On sait depuis longtemps que les juges se mettent sur la place du pouvoir législatif. La magistrature a besoin de se mettre sur des rails. C'est un abus de pouvoir de la magistrature", enchaîne Nicole.

Dans l’affaire Bygmalion, l’ancien président encourt un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende pour "financement illégal de campagne électorale".

Clément Bargain (avec Maxime Trouleau)