Le nouveau maire de St Denis a réitéré sa volonté de désarmer la police municipale. Bally Bagayoko souhaite notamment supprimer le LBD : une décision qui n'a pas tardé à faire réagir la police municipale de la ville.
Maud Koffler :"Le chef de la police municipale de Saint-Denis a tout simplement décidé de claquer la porte de son commissariat, tout comme un certain nombre d'autres policiers qui refusent de se soumettre aux lubies du nouveau maire LFI, Bally Bagayoko qui souhaite désarmer la police parce que vous savez, on en parlait hier, pour les élus de la France Insoumise, la police tue. Ce sont aussi eux qui défilent aux côtés de leurs électeurs clamant qu'un bon flic est un flic mort. Alors tant qu'a faire, desarmons-les, ça ira plus vite"
"Comble de l'ironie et hasard du temps, hier soir en Seine-Saint-Denis a éclaté une fusillade a la Kalachnikov. La nouvelle police de proximité va avoir du pain sur la planche. 90 agents sur les 140 que compte la ville de Saint-Denis auraient donc déjà formulé une demande de mutation. Et le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, n'a pas hésité à se saisir de cette polémique en proposant à ces agents de renforcer la police municipale niçoise"
"Saint-Denis n'est pas une petite bourgaille de campagne française tranquille"
Périco Légasse :" Oui, lors de sa prise de fonction, de son investiture, Bali Bagayoko, l'annonçait clairement « Moi je suis un sportif, c'est nous qui avons gagné, c'est donc nous qui sommes maîtres de la situation en cette ville de Saint-Denis. Donc à tous les fonctionnaires municipaux, aux chefs de services, aux directeurs administratifs qui ne se soumettraient pas, eh bien, soit ils s'en vont, soit c'est moi qui les ferais partir. » Au moins il a annoncé la couleur, c'est clair. Il en faut plus de la moitié des agents municipaux, enfin de la police municipale s'en vont.
"Oui, le paradoxe c'est que Saint-Denis n'est pas une petite bourgaille de campagne française tranquille, dans le pays profond, mais une ville qui est confrontée au narfotrafic. C'est curieux qu'un maire qui arrive dans cette situation, au lieu de dire « je vais renforcer la sécurité républicaine, pour protéger la liberté des citoyens, puissent avoir la certitude et vivre tranquillement ». Il dit « non, je vais commencer par désarmer la police ». Mais là, quand même, l'annoncer aussi frontalement, sans complexe et sans scrupule, c'est quand même politiquement un discours qui nous est très nouveau"
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