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Luc Carvounas : "Beaucoup de mépris dans l'attitude" d'En Marche vis-à-vis de Valls

Par Mathieu D'Hondt

Luc Carvounas (sénateur PS du Val-de-Marne et maire d'Alfortville) était ce jeudi l'invité politique de l'émission Territoires d'infos, la matinale de Public Sénat et Sud Radio, présentée par Cyril Viguier avec la presse quotidienne régionale.

Invité ce mardi de Cyril Viguier dans la matinale de Public Sénat et Sud Radio, Luc Carvounas (sénateur PS du Val-de-Marne et maire d'Alfortville) a évoqué le "parachutage" de Jean-Luc Mélenchon à Marseille, mais aussi l'avenir du PS et de la gauche, ainsi que la situation de son "ami" Manuel Valls.

"Quand on enlève les étiquettes, les discours de Macron et Mélenchon sont les mêmes"

Interrogé d'abord sur la décision de Jean-Luc Mélenchon de se présenter dans la 4e circonscription de Marseille aux prochaines législatives, notre invité s'est montré ironique tout en critiquant ce qu'il considère comme "un choix peu courageux". Selon lui, ce parachutage "est surtout un nouveau tome dans sa collection du guide du routard électoral", allusion aux nombreuses candidatures du leader de la France insoumise qui fut jadis élu de l'Essonne puis du Sud ouest, avant de se présenter en 2012 dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, fief de Marine Le Pen.

Luc Carvounas pense que Jean-Luc Mélenchon "a une vision autre que la circonscription" et pourrait lorgner sur la mairie de la cité phocéenne, inspiré par "ses amis de Podemos" qui "ont eu des grandes capitales régionales" en Espagne. Selon lui, le quatrième homme de la présidentielle "est en train de faire un double calcul sur l'idée que Jean-Claude Gaudin est sur le départ et qu'il y a une opportunité d'avoir un ticket circonscription et ville".

Interrogé sur le fait que LFI (La France insoumise) n'ait pas trouvé d'accord avec les communistes, le sénateur s'est montré critique envers l'attitude de M. Mélenchon, comparant même ce dernier au nouveau président de la République Emmanuel Macron car, comme il l'affirme, "quand on enlève les étiquettes et les visages, les discours sont exactement les mêmes", laissant sous-entendre qu'il faut adhérer à leur projet et ne rien réclamer pour obtenir leur soutien. Il a par ailleurs rappelé que lui avait "des contacts avec des responsables communistes" et qu'il proposait "l'union de la gauche" en vue des législatives.

"Manuel (Valls), tu es mon ami, ta place est à nos côtés au PS"

Invité à commenter la situation complexe de Manuel Valls, dont la candidature En Marche pour les législatives n'a pour l'instant pas été validée, le maire d'Alfortville a d'abord jugé qu'il y avait "beaucoup de mépris dans l'attitude" du parti d'Emmanuel Macron. Reprenant une phrase d'un "ex-chef de cabinet de François Mitterrand", il a ajouté que "les gens d'En marche (avaient) la vanité des nouveaux riches". Il est même allé plus loin en affirmant que c'était "une honte" de traiter de la sorte "un homme qui a défendu les Français contre le terrorisme pendant 5 ans".

Luc Carvounas en a d'ailleurs profité pour revenir un peu plus en profondeur sur ses désaccords avec l'ex-Premier ministre dont il est pourtant très proche. "Sur le fond politique, nous sommes dans une divergence profonde, je suis attaché au PS et à l'union de la gauche et lui a une autre vision stratégique", affirme-t-il. "C'est son choix, je le respecte", a-t-il néanmoins nuancé, ajoutant au passage qu'il avait "beaucoup de respect pour Manuel Valls, un homme d'État (qui) doit jouer un rôle dans ce pays et à l'Assemblée nationale".

Et l'intéressé de lancer un appel à l'ancien maire d'Évry : "Manuel, tu es mon ami, et ta place est à nos côtés dans la maison des socialistes, on a le droit de se tromper". M. Carvounas a conclu son propos en déclarant qu'il n'allait pas "ostraciser celui qui a été (son) ami, celui (qu'il) voyait, il y a encore quelques mois, comme le futur chef de l'État".

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