« Un service national de 800 euros, de dix mois ouvert sur le volontariat. Je veux bien et c'est une initiative tout à fait louable, mais le but du service national, comme son nom l'indique, c'est de mobiliser la nation.
Et au moment où l'on nous dit à grand fort de déclarations tragiques qu'il faudra un jour envoyer nos enfants au front pour défendre la France contre l'agression de méchants envahisseurs, le bien c'est d'avoir une armée populaire, une armée nationale.
"Avoir une vision globale de la société française"
Et l'on se doute que si on est sur le volontariat, ceux qui iront exercer leur mission, leur service national, sont ceux qui sont déjà acquis à cette idée, sont ceux qui ont déjà une certaine idée de la discipline, de certaines valeurs, certains attachements à la République.
Le service national, il sert quand tout le monde y passe. C’était une des vertus de cette fonction du service militaire. Le service national c'est d'avoir une vision globale de la société française et de repérer ceux qui avaient besoin plus ou moins d'être accompagnés, intégrés, insérés dans la vie sociale, dans la vie républicaine. Donc là, ça sera du volontariat.
🇫🇷 Le service national
— Sud Radio (@SudRadio) January 13, 2026
🗣️ @perikolegasse :"C'est une idée incomplète : Macron a besoin d'exister.."
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"Le risque que quelques-uns aillent s'y planquer"
Bon, c'est toujours ça de pris, on peut dire. Mais je trouve cette idée incomplète, bancale, et on sent une fois de plus que le Président de la République a besoin d'exister. Alors, les prérogatives militaires sont les siennes. Enfin, le service national, volontaire, à 800 euros par mois, il y a le risque que quelques-uns aillent s'y planquer en disant il y a le couvert, le logis, c'est gratuit, en plus on a un peu d'argent à la fin du mois. C’est au frais de la collectivité, et ben on va se la couler douce et on passera un bon moment.
"Beaucoup d'idées et peu aboutissent"
Si c'est ça la démarche, évidemment, ça poserait un problème, on s'en rendra compte assez vite. Si tant est que le projet voit le jour, parce que pour l'instant nous sommes dans une situation où beaucoup d'idées surgissent du cerveau présidentiel et peu aboutissent, ou quand elles aboutissent, elles aboutissent mal. C'est un problème. »
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