Gilles Legendre - Législatives : "Nous ne sommes pas dans une défaite classique"

Comment expliquer ce revers aux législatives, cette absence de majorité absolue pour Ensemble! et Emmanuel Macron ?

Législatives
"Ce n’est pas un désaveu seulement pour notre majorité", estime Gilles Legendre.

Le résultat de ces élections législatives est marqué par des figures de la Macronie battues, un succès en demi-teinte pour Jean-Luc Mélenchon, une percée du RN et la résistance des LR…

Gilles Legendre : "Un désaveu pour toutes les forces politiques"

Comment expliquer ce revers, ce désaveu, cette absence de majorité absolue pour Ensemble! et Emmanuel Macron ? "Ce n’est pas un désaveu seulement pour notre majorité, estime Gilles Legendre, député LREM de Paris. C’est un désaveu pour toutes les forces politiques qui portent un certain nombre de valeurs communes de la République et un attachement commun aux institutions."

"Nous ne sommes pas dans une défaite classique, une majorité succédant à une autre. Nous sommes dans la poursuite d’une crise démocratique qui fracture notre pays depuis de longues années. Hier, elle s’est transformée en crise politique. Notre défi est d’éviter qu’elle se transforme en crise de régime. Il est temps de dire stop."

Législatives : "Il faut une coalition avec un objet commun"

Au fond, les Français ont fait la proportionnelle qu'Emmanuel Macron n'avait pas mis en place... "Elle ne sera jamais à elle seule un remède miracle à la crise démocratique, juge Gilles Legendre. Je pense que le président de la République doit proposer au pays une grande refondation démocratique, qui aille beaucoup plus loin que la commission transpartisane pour la réforme des institutions ou le Conseil National de la Refondation qu’il avait évoqué. Ce doit être le grand projet que le président de la République doit incarner. C’est son rôle de le faire."

"Une grande partie de la défiance de nos concitoyens, qui explique ces votes radicaux et le niveau d’abstention, tient à une grande défiance vis-à-vis des services publics, estime-t-il. Aujourd’hui, à tort et à raison, ils considèrent que le compte n’est pas bon. Nous devons former une coalition très large permettant de réunir tous ceux ayant conscience de l’urgence du moment. Je ne crois pas aux majorités d’idées vu le résultat de la sortie des urnes hier. Ce ne peut être une démarche de débauchage individuel. Il faut une coalition avec un objet commun."

 


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