Juliette Méadel : "Une période obligatoire d'un mois pour le SNU"

Juliette Méadel (Ex-secrétaire d'État chargée de l'Aide aux victimes, professeur à Sciences Po et membre du Groupe de Travail sur le SNU)
Juliette Méadel (Ex-secrétaire d'État chargée de l'Aide aux victimes, professeur à Sciences Po et membre du Groupe de Travail sur le SNU)

Juliette Méadel (Ex-secrétaire d'État chargée de l'Aide aux victimes et membre du Groupe de Travail sur le SNU) était ce mercredi l'invitée du petit-déjeuner politique au micro de Philippe Verdier et Michaël Darmon.

Invitée ce mercredi du petit-déjeuner politique au micro de Philippe Verdier et Michaël Darmon, Juliette Méadel a levé le voile sur le contenu du futur service national obligatoire, tel que souhaité par Emmanuel Macron.

"C'est important de commencer tôt dans l'apprentissage du civisme"

Membre du Groupe de travail consacré à ce SNU, l'ex-secrétaire d'État chargée de l'Aide aux victimes a ainsi détaillé ce qui constitue l'une des promesses phares de campagne du chef de l'État. "Le principe général, qui a été arrêté par le président de la République, est de dire qu'il y aura une période obligatoire d'un mois et une période facultative de 5 à 6 mois. Cette période obligatoire est très importante parce qu'elle intervient entre 15 et 16 ans dans la vie d'un individu, c'est-à-dire au moment où vous êtes en fin de 3e ou en début de seconde", a précisé celle qui enseigne à Science Po. "Ce mois obligatoire fait aussi partie de l'obligation scolaire, c'est un moment où l'on va proposer par exemple d'aller passer une semaine, voire 15 jours, en internat ou en hébergement, où l'on va apprendre les gestes qui sauvent, apprendre ce qu'est l'engagement dans une association. Vous allez être en contact avec d'autres Français qui n'habitent pas forcément dans le même département que vous, qui n'ont pas les mêmes provenances et que vous n'auriez jamais rencontré, sans cette période", a-t-elle poursuivi.

Quant aux éventuelles critiques au sujet de l'âge précoce auquel interviendrait la partie obligatoire, Juliette Méadel les balaient toutes, estimant qu'il s'agit de la période adéquate et charnière. "Le moment a été choisi d'abord parce que c'est celui de la fin de l'obligation scolaire, le moment où vous êtes encore à l'école, où en général vous êtes encore chez vos parents. C'est surtout important de commencer tôt dans l'apprentissage de ce qu'est le civisme et des gestes évidents", a-t-elle ainsi soutenu. "C'est une réforme qui concerne toute la jeunesse, qui concerne 750 000 personnes donc nous voulons - et c'est l'objectif fixé par le président et le Premier ministre - la discuter et l'élaborer avec cette jeunesse", a-t-elle encore ajouté.

>> Retrouvez l'intégralité de l'interview de Juliette Méadel, invitée du petit-déjeuner politique

 

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