"Les trois mousquetaires de l’après-municipales. Mais comment les départager ? L’appel publié dans la Tribune du Dimanche des 90 ministres et parlementaires de la droite et du centre pour une candidature unique à la présidentielle pose le principe. Pas la méthode. Que dit le texte initié par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon ? « Nous exhortons chacun à dépasser les querelles d’ego pour créer les conditions de ce rassemblement », pour éviter le « duel probable » entre Mélenchon et le RN en 2027. L’appel d’urgence s’adresse essentiellement à Édouard Philippe, qui reprend du lustre dans les sondages depuis sa réélection au Havre, à Gabriel Attal et Bruno Retailleau. Les trois prétendants à la succession d’Emmanuel Macron qui font la une de l’hebdomadaire Le Point avec cette interrogation : « vont-ils réussir à tout gâcher ?"
"Le principal objectif : qui choisir et de quelle manière ?"
"Parce qu’il est bien là, le problème : « l’union fait la force » comme le rappelle la tribune des 90, mais l’appel contourne le principal obstacle de cette dynamique : qui choisir et de quelle manière ? Une primaire ? Le mieux placé, pour l’instant, Édouard Philippe, patron d’Horizons, n’en veut pas. Et puis sur quelle base ? De Philippe à Knafo, comme le propose Laurent Wauquiez ? Bruno Retailleau, lui, en est à s’interroger sur le mode de désignation du candidat... chez LR. Quant à Gabriel Attal, le leader de Renaissance ne veut pas entendre parler d’un quelconque accord avec les Républicains. Sans parler de ceux qui, hors trio, veulent aussi concourir : Xavier Bertrand, qui refuse la primaire, David Lisnard qui la souhaite. Tout comme Gérald Darmanin, « sauf si l’un d’entre nous s’impose naturellement », précise le Garde des sceaux, qui n’est pas candidat - pas encore - et qui déclare au Parisien : « les Français en ont marre des petites tambouilles, on n’est pas loin d’un sentiment prérévolutionnaire électoral. « Un pour tous et tous pour un », telle était la devise des Trois Mousquetaires, d'Alexandre Dumas. Pour l’instant, à droite et au centre, alors que le pays va dans le mur, c’est chacun pour soi"
Retrouvez l'édito de Jean-François Achilli à partir de 9h05 du lundi au jeudi dans La Vérité en Face