Jacline Mouraud : "Sans mesures fortes, on va à la catastrophe"

Jacline Mouraud, présidente du parti "Les émergents" et ancienne figure des Gilets Jaunes, était l’invitée politique de Patrick Roger le 8 avril sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Thumbnail

"J'ai totalement arrêté les ronds-points ou la rue, explique Jacline Mouraud au micro de Sud Radio. Je refuse toutes les violences, sur les biens et personnes, et les violences verbales. Les Gilets Jaunes pacifistes sont débordés par les radicaux. Ce n’est quand même pas en détruisant le pays que l’on va pouvoir le changer !" Selon elle, il y aura sans doute un Acte 35 à Paris le 14 juillet à Paris. "Je n’abandonne pas les Gilets Jaunes du 17 novembre, qui sont retournés au travail mais veulent une contestation constructive".

"Il fallait répondre le 19 novembre"

Pourquoi s’était-elle engagée ? "On ne peut plus vivre dignement avec nos salaires. C'était ça la base de mon engagement. J’ai un train de vie très bas, pas besoin de beaucoup pour être heureuse." Hypnothérapeute à domicile, Jacline Mouraud se déplace beaucoup : "c'est le fameux reste à vivre, entre mettre du carburant dans la voiture, payer ses charges, cela fait deux ans que je me demande si je dois continuer à travailler".

Ira-t-elle au Grand Palais ? "Je n'ai pas été invitée, je l’ai sollicité : aucune réponse de personne". Mais, pour elle, "s’il n’y a pas de mesures fortes, on va à la catastrophe en France. Mais il pourrait y avoir des annonces fortes, les Gilets Jaunes ne s'arrêteront pas. Cela ne suffira pas". "Je rencontre cet après-midi Emmanuelle Wargon, explique Jacline Mouraud. C’est la seule à avoir répondu à ma vidéo. C'est une ministre sincère. J'espère qu’elle pourra me dire que l'on peut réconcilier les Français. Les gens ne s’entendent plus du tout. Pourquoi ? Parce qu’il fallait répondre le 19 novembre. Là, on tourne au rond. Aller au Grand Palais, a-t-on besoin de choses aussi pompeuses ?"

Pas candidate aux Européennes

Jacline Mouraud a créé son parti, Les Emergents. "J’ai des gens de toute la France qui me rejoignent." Son objectif : "Il faut un projet pour la France, retrouver la grandeur de la France. Nous ne présenterons pas de liste aux Européennes, c'est trop tôt pour un parti naissant, et je n’ai pas 800.000 euros dans mon escarcelle. La maison Europe est bancale, c’est une refondation qu’il faut".

 

Cliquez ici pour écouter  "L’invité politique”  avec Patrick Roger

Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !