"Il faut arrêter les sanctions contre la Russie", affirme Nicolas Dupont-Aignan

Les sanctions contre la Russie pénalisent les Français mais pas les Russes, selon Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout La France. Il était l'invité du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

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Nicolas Dupont-Aignan, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 22 novembre, dans “L’invité politique”.

La crise énergétique liée à la guerre entre la Russie et l'Ukraine, l'ouverture du Conseil National de la Refondation par Emmanuel Macron... Nicolas Dupont-Aignan a répondu aux questions de Patrick Roger.

 

Conseil National de la Refondation (CNR) : ce n'est pas "une main tendue", c'est "du cinéma"

Emmanuel Macron ouvre, jeudi 8 septembre 2022, le Conseil National de la Refondation (CNR). Les oppositions l’ont largement boycotté, mais Nicolas Dupont-Aignan, lui, n’a pas été invité. "Sans doute, il connaissait la réponse", explique l’intéressé qui laisse entendre qu’il ne s’y serait pas rendu. Pour lui, le CNR est une "escroquerie", un "enfumage". "Tout ça est grotesque."

"La souveraineté du peuple dans la Constitution appartient aux Parlementaires, et au peuple par référendum", rappelle le député de l’Essonne. Or, "Emmanuel Macron a toujours méprisé le Parlement" et n’a jamais organisé de référendum. Plutôt que refonder la République, il devrait "nous proposer une réforme institutionnelle, devant le Parlement". Alors que le président de la République a présenté le CNR comme "une main tendue", pour Nicolas Dupont-Aignan "c’est du cinéma".

Emmanuel Macron est "comme les magiciens un peu gâteux qui font des tours et qui croient que ça a encore de l’effet". "Ou alors, il nous prend pour des cons complets", juge le président de Debout la France. Le député critique, de plus, l’absence de convocation du Parlement pour cette rentrée 2022. Et ce, malgré une quasi-déclaration de guerre contre la Russie, les problèmes économiques ou encore les soucis énergétiques de la France.

Fermeture de Fessenheim : "C’est une décision suicidaire, ils l’ont assumée, ils s’en sont vantés"

La crise énergétique sur fond de guerre Russie-Ukraine va conduire à une réunion au niveau européen, vendredi 9 septembre 2022. France et Allemagne appellent à une coopération gaz-électricité. Mais ça ne convient pas à Nicolas Dupont-Aignan qui juge que la guerre menée par la Russie n’est pas la seule "cause" de cette situation critique.

Il rappelle que les gouvernements successifs ont "décidé de fermer 14 centrales nucléaires", et plus précisément "14 tranches". Deux ont été fermées à Fessenheim alors qu’elles représentaient "plus de la moitié des éoliennes de France" en termes de production. "C’est une décision suicidaire, ils l’ont assumée, ils s’en sont vantés", déclare le député de l’Essonne.

Autre problème : "ils ont confié la politique de l’électricité de la France à l’Union européenne" et ils ont "libéralisé et privatisé partiellement EDF". Le travail "main dans la main" entre Emmanuel Macron, Élisabeth Borne, l’Allemagne et l’Union européenne sont, pour lui, à l’origine de la situation.

Les solutions existent, estime néanmoins Nicolas Dupont-Aignan. "Il faut déconnecter le marché européen du prix du gaz" sur lequel est indexé celui de l’électricité. Et ce afin d’avoir un "prix national français". En outre, "il faut arrêter avec l’Union européenne dans ce fonctionnement du marché de l’électricité".

Le bouclier tarifaire, qui a prouvé sa capacité, "je l’ai approuvé", souligne Nicolas Dupont-Aignan. "Simplement, vous pouvez mettre tous les boucliers tarifaires qui existent, si vous êtes en pénurie d’électricité, il n’y a pas de boucliers tarifaires." Il estime que la fermeture de Fessenheim est une "erreur fatale", tout en demandant de nouveau de la "rouvrir".

 

Nicolas Dupont-Aignan : "Il faut arrêter les sanctions contre la Russie"

Pour sortir de l’impasse, selon Nicolas Dupont-Aignan, "il faut faire la paix en Ukraine". Une opinion qu’il sait ne pas être "populaire". Pour autant, le président de Debout la France juge qu’il "faut arrêter les sanctions contre la Russie".

La situation en Ukraine est, selon lui, "un suicide pour nos entreprises". "Et je ne vois pas quelles valeurs on défend quand on va chercher du gaz en Arabie Saoudite" ou encore "au Qatar". Le député tient en outre à préciser que la Chine achète du pétrole à la Russie et le revend plus cher à l’Union européenne, et ce malgré les sanctions.

"Est-ce que vous connaissez dans le monde des dirigeants aussi bêtes qui mettent en place des sanctions qui pénalisent les Français et pas les Russes ?", demande le député. De fait, "il faut arrêter" cette guerre entre l'Ukraine et la Russie. "La France doit retrouver la politique gaullienne" et tendre la main "aux deux belligérants" pour trouver une solution de compromis.

Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger.

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