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Florian Philippot : "L’objectif est d’être la première force d’opposition"

Par Mathieu D'Hondt

Florian Philippot était ce mardi l'invité politique de l'émission Territoires d'infos, la matinale de Public Sénat et Sud Radio présentée par Cyril Viguier avec la presse quotidienne régionale.

Invité ce mardi de Cyril Viguier dans la matinale de Public Sénat et Sud Radio, Florian Philippot a été interrogé d'entrée sur les commémorations du 8 mai 1945, auxquelles était convié le nouveau président Emmanuel Macron. Selon lui, on ne peut juger de la "présidentialité" de ce dernier avec ce type de cérémonie car "ce n'est pas le plus difficile à réussir". En revanche, il faudra le faire "sur ses premiers actes, sur son gouvernement et le choix de son Premier ministre", a-t-il poursuivi.

"Nous avons fait un score historique"

Revenant ensuite sur la campagne et les résultats des élections, le vice-président du Front national s'est félicité d'un "score historique", alors que sa formation politique avait "un système coalisé" contre elle, "qui défendait ses intérêts". Allusion à la supposée campagne médiatique pro-Macron et anti-FN, orchestrée par certains journalistes, selon lui. Un argument avancé tout au long de la campagne par le FN. 

Florian Philippot se tourne désormais vers les législatives et l'objectif avoué est de devenir "la première force d'opposition", laquelle ne peut pas être incarnée par Les Républicains, selon lui, car ces derniers "se sont ralliés à Macron dès 20h03 au premier tour". C'est pourquoi il appelle à la mobilisation de l'électorat frontiste, car il "(craint) beaucoup le quinquennat" du fondateur d'"En marche !", un "homme totalement soumis, dans les mains d'un système depuis le début, notamment de la planète finance". Et l'intéressé d'ajouter que le programme du nouveau président sera "la soumission à l'euro" avec "une augmentation des impôts, une austérité supplémentaire et des inégalités qui vont croître".

"On va aller vers une nouvelle force politique plus rassembleuse"

Évoquant l'avenir du parti frontiste, que Marine Le Pen souhaite "transformer", Florian Philippot a abondé en ce sens, confirmant que l'appellation "Front national" devrait être changée car "s'il y a une nouvelle force politique, l'appeler avec l'ancien nom n'aurait pas de sens".

D'autre part, notre invité a confié que le FN et Debout la France "discutaient ensemble" et que "l'idée était de se mettre (avec DLF) pour pouvoir être encore plus forts". Toutefois, M. Philippot a rappelé que "cette alliance patriote et républicaine réunit deux partis qui restent parfaitement indépendants", laissant sous-entendre que les deux formations présenteront chacun leurs propres candidats lors des législatives.

Il en a d'ailleurs profité pour prendre la défense de Nicolas Dupont-Aignan, vivement critiqué pendant l'entre-deux-tours en raison de son ralliement à Marine Le Pen. "Je sais qu'on a tenté de le diaboliser, c'était ridicule parce que c'est un honnête homme qui a de solides convictions", a-t-il ainsi déclaré.

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