Éric Zemmour : "On a imité un régime totalitaire communiste, la Chine !"

Il secoue le jeu politique et la campagne électorale pour l'élection présidentielle. Éric Zemmour est l'invité d'André Bercoff sur Sud Radio, lundi 11 octobre.

Eric Zemmour
Eric Zemmour, invité d'André Bercoff sur Sud Radio dans "Bercoff dans tous ses états"

Il occupe le terrain de la campagne présidentielle mais il n'est toujours pas officiellement candidat. Éric Zemmour était l’invité d’André Bercoff lundi 11 octobre sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-14h, "Bercoff dans tous ses états".

 

Éric Zemmour, une vision de la France qui dérange

Il est partout. On ne parle que de lui. En attendant une éventuelle candidature à l’élection présidentielle, Éric Zemmour occupe le terrain. Le journaliste, auteur de "La France n’a pas dit son dernier mot" (éd. Rubempré), était l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio, dans "Bercoff dans tous ses états". Son livre n’est pas un programme présidentiel. Il est le résultat des nombreuses rencontres effectuées par le polémiste, à l’origine de la vision de la France qu’il défend aujourd’hui.

Une vision de la France qui, à l'écouter, répond à la réalité que vivent de nombreux Français, mais qui ne fait pas que des heureux. Loin de là. Critiqué, insulté, parfois menacé, Éric Zemmour ne se démonte pas. Pour le journaliste, ses détracteurs "sont une petite minorité de gens qui, depuis des décennies, font la loi sur le dos du peuple français. Elle est furieuse car elle constate qu’il y a une partie croissante du peuple français qui entend ce que je dis et qui me suit. Ce qui provoque chez elle une éruption de boutons".

 

L’immigration, une question au niveau de la présidentielle

Éric Zemmour reconnaît que la popularité de sa "campagne" a décollé à la rentrée dernière. Une campagne menée, rappelons-le, sur les plateaux des médias, à l’occasion de rencontres avec les Français dans l’Hexagone, mais surtout sur les réseaux sociaux. Une popularité que le journaliste fait reposer sur un problème de fond. "J’avais dit que celui qui gagne la présidentielle, c’est celui qui impose la question à laquelle il a une réponse. Toute la classe politique depuis 20 ans est d’accord pour mettre sous le tapis la question de l’immigration et de l’islam. Je mets cette question à un niveau que je crois celui de la présidentielle, le destin de la France dans 20 ans, 30 ans. Je pose la question de l’existence de la France. C’est du niveau de la présidentielle", explique-t-il au micro d’André Bercoff sur Sud Radio.

Sa popularité, Éric Zemmour la fait également reposer sur la composition du paysage politique. "Avant mon irruption, le paysage politique était un paysage de faux-semblants. D’un côté, Marine Le Pen a pris le pas sur la droite classique. De l’autre, tout le monde avait intégré le schéma selon lequel Marine Le Pen se retrouverait de nouveau au second tour face à Emmanuel Macron. C’est d’ailleurs tout l’enjeu de son calcul. C’est pour cela que je perturbe, et qu’ils poussent tous des cris", lance Éric Zemmour.

 

Selon Éric Zemmour, il faut conserver la France "telle que nous l’avons connue"

"J’essaie de me battre pour que nous conservions la France telle que nous l’avons connue. Mais ce n’est déjà plus le cas. On est passé dans un autre monde. Le fameux grand remplacement, considéré par nos élites, comme un fantasme, est une réalité. Dans les banlieues, il n’y a plus de Français de souche. Dans les villes épargnées par cette immigration de masse, on a déjà 20% d’immigration extra-européenne. Le mouvement est une généralisation. Moi je pense qu’il faut arrêter ce mouvement, amorcer un reflux, sinon la France ne sera plus la France à horizon 20 ans," précise encore le polémiste sur Sud Radio.

Pour Éric Zemmour, une course poursuite s’est engagée entre la démographie et la politique. "La démographie, c’est simple. À horizon 2050, on comptera deux milliards d’Africains. Un rapport de un à quatre face à l’Europe. C’est le même rapport, mais à l’envers, de celui de 1900. Ce qui a donné la colonisation. Je ne suis pas dans les mythes. C’est le produit du rapport démographique", estime-t-il. "Nous avons appris en France que dans les moments les plus désespérés, un Français se levait et arrêtait l’inéluctable", lance Éric Zemmour. Une phrase qui n’est sans doute pas prononcée au hasard…

 

 

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