En Gironde, le maire de Rauzan "inquiet" de la politique du gouvernement

À l'occasion du congrès de l'association des maires de France, les élus municipaux font part de leurs inquiétudes et de leur colère à l'égard du gouvernement. Comme les Gilets Jaunes, eux aussi dénoncent une baisse de leur budget, entre baisse des dotations et suppression de la taxe d'habitation. Reportage avec le maire de Rauzan, en Gironde, Gérard César.

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Gérard César est maire depuis 40 ans de sa petite commune de Rauzan (Gironde). Un maire Les Républicains passablement énervé par l’exécutif, qu’il juge très éloigné des petits maires.

"Je trouve que le président, et surtout toute son équipe gouvernementale, ne jouent pas le jeu du monde rural. Les maires ne sont plus considérés."

Rauzan, c’est 1200 habitants pour un budget de 2 millions d’euros. Un budget à l’équilibre aujourd’hui mais avec la suppression progressive de la taxe d’habitation, M. Le maire s’interroge : "Nous avions la possibilité d’augmenter le taux, ou de le baisser. C’est une ressource très importante pour les communes. Et nous ne savons pas comment elle sera compensée. Les baisses des dotations de l’État, nous les voyons, nous les constatons. Et on verra pour le budget 2019 comment ça va se passer. Nous sommes très inquiets..."

Cette inquiétude, Gérard César aurait souhaité que le président de la République puisse l’entendre à l’occasion de ce congrès des maires de France. Mais contrairement à sa promesse, Emmanuel Macron ne viendra pas cette année : "Normalement, il devait venir le jeudi après-midi. Mais il a invité beaucoup de maires à venir le mercredi soir à l’Élysée. Et beaucoup de maires n’iront pas. C’est pour ça que le Congrès des maires la semaine prochaine sera un peu houleux."

Et c’est le Premier ministre, Édouard Philippe, qui devra, seul, essuyer cette colère des maires de l’AMF.

Un reportage de Christophe Bernard pour Sud Radio