Des maires communistes franciliens dénoncent les baisses de dotation de l'État

Des maires communistes franciliens dénoncent les baisses de dotation de l'État

Des maires communistes d'Île-de-France dénoncent les baisses de dotation de l'État. Reportage à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Plusieurs maires communistes d'Île-de-France ont décidé de se réunir au sein d'un collectif afin de dénoncer les baisses de dotation de l'État, mais également la suppression progressive de la taxe d'habitation, laquelle interviendra d'ici à 2020. Pour faire entendre leurs doléances, ils manifesteront le dimanche 18 mars, place de la République à Paris. Patrice Bessac, l'un des membres du collectif qui prendra part au mouvement, est le maire de Montreuil, commune de plus de 100 000 habitants située dans le département de la Seine-Saint-Denis. Nous l'avons rencontré.

Au micro de Sud Radio, le premier édile dénonce ainsi ce manque de dotations qui entraînent des coupes budgétaires significatives. Autant de restrictions qui ont contraint la municipalité à reporter plusieurs projets urbains. "Nous connaissons une situation d'assèchement budgétaire (...) aujourd'hui, les collectivités locales, c'est 9% du déficit et c'est 85% des efforts de baisse du déficit de l'État. En d'autres termes, on demande de faire tous les efforts à ceux qui dépensent le moins, les collectivités locales et les communes qui, contrairement à l'État sont de bonnes gestionnaires", déplore-t-il ainsi.

"Nous étions, il y a 10 ans, à plus de 20 millions d'euros de dotation. Aujourd'hui, nous sommes à moins de 10 millions. C'est moitié moins ! C'est une situation qui ressemble de plus en plus à la pénurie", insiste-t-il encore. Et l'intéressé d'expliquer au passage qu'il ne suffirait "que" d'un petit effort de la part de l'État pour lui permettre de mener à bien les projets municipaux avec davantage de sérénité: "Avec ne serait-ce que 5 millions supplémentaires, même la moitié de ce que l'on nous a coupé, on aurait à nouveau un peu plus d'air", conclut-il ainsi.

"Pénurie", "assèchement", les termes sont en tout cas sans équivoque et le mécontentement pourrait bien s'étendre, tant les élus locaux voient d'un très mauvais œil cette diminution des dotations.

Propos recueillis par Charles Bonnaire

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