Christian Vanneste : l’identité ou la mort, quelles responsabilités ?

Christian Vanneste, auteur de "L’identité ou la mort" (éditions Apopsix) et ancien député UMP, était l’invité d’André Bercoff, lundi 9 septembre sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états". L’occasion de dresser la liste des responsabilités dans la disparition progressive de l’identité française.

Christian Vanneste invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Christian Vanneste a toujours œuvrer pour défendre l’identité française selon son point de vue : le "conservatisme libéral". Mais aujourd’hui, pour l’ancien député de l’UMP et désormais président du Rassemblement pour la France (RPF), son identité est en danger. Et les responsabilités sont partagées.

Comme pour tous les maux qui touchent notre société aujourd’hui, il faut en trouver la racine "dans les années 1970". Pour lui, c’est à ce moment que "les gauchistes" se sont emparés du pouvoir "et notamment du pouvoir médiatique" et ont diffusé des idées "fondamentalement contraires à la défense de l’identité nationale". Mais tout mettre sur le dos de la gauche serait trop facile. Christian Vanneste torpille également sa propre famille politique, à laquelle il a appartenu de 1977 à 2012.

 

Défenseur de la liberté de pensée

Cela a commencé avec le RPR puis s’est amplifié avec l’UMP. Pour l’ancien député, il y a eu "une démission totale du parti auquel j’ai appartenu. Incapable de tenir le créneau qui était légitimement le leur", à savoir le "conservatisme libéral". La conservation des valeurs, mais également le libéralisme économique et de pensée. "Ils ont laissé une dictature intellectuelle de la gauche s’installer et favoriser les minorités. Elle a écrasé la liberté de pensée dans le pays".

Et c’est à cette liberté de pensée que Christian Vanneste semble le plus profondément attaché. Dans le pays de Voltaire et de Montesquieu, l’élu de l’époque avait été condamné pour avoir "refusé que l’on accepte un sort particulier pour des minorités à défendre". En clair, "lorsque l’on agresse des homosexuels ou des personnes de couleur, c’est une agression. Elle ne doit pas être plus ou moins grave que les autres". Des propos tenus à l’Assemblée nationale qui lui coûteront une condamnation devant les tribunaux, avant d’arriver à la faire annuler en Cour de cassation.

Reconquérir l'univers culturel

Troisième responsable, et non des moindres, l’absence totale de réaction de la France et du gouvernement français. Pour Christian Vanneste, l’État est responsable de "la perte de notre identité" par l’immigration ou encore la désintégration de la langue et de la culture. Il précise que les minorités doivent être "acceptées" mais ne doivent pas "faire la loi dans un pays qui n’est pas le leur". Si c’est sur le terrain politique que l’identité peut être protégée, c’est surtout l’absence "quasi-totale" de la droite dans l’univers culturel qui chagrine celui qui a commencé sa carrière politique dans le domaine de la culture à Tourcoing (Pas-de-Calais). "La droite se prosterne devant l’idéologie de la gauche. Non Jack Lang n’est pas aussi bien que Malraux !"

 

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