Christian Jacob "ouvert à la discussion si le gouvernement renonce à la hausse des taxes"

Christian Jacob, député de Seine-et-Marne et président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, était l'invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Emmanuel Macron a pris la parole, mardi, sur la mobilisation des gilets jaunes. Le président de la République a annoncé qu'il n'allait pas changer de cap, mais allait ouvrir des concertations pour recevoir des propositions, avec un petit mea culpa sur la méthode.

Pas au niveau, selon Christian Jacob, invité politique du Grand Matin Sud Radio. Le député de Seine-et-Marne et président du groupe LR à l'Assemblée nationale y a vu une "annonce brouillonne, mal préparée et qui ne répond pas à la question posée".

Sur le pouvoir d'achat, la cocotte minute est en train d'exploser. Il faut dire qu'il n'y aura pas d'augmentation des taxes au 1er janvier

"La seule question à laquelle il devait répondre, c'est 'Est-ce que oui ou non les taxes sur les carburants vont augmenter au 1er janvier ?' Et la réponse est oui. On ne peut pas poser ainsi les bases d'une discussion. On sent qu'il y a énormément de tension, qu'il y a un besoin de concertation, de discussion, mais le préalable, c'est de renoncer à l'augmentation des taxes au 1er janvier", a indiqué Christian Jacob.

 

 

Pour Christian Jacob, "l'impréparation" de la prise de parole présidentielle de mardi traduit "l'impasse" du gouvernement : "Il y a un sujet de pouvoir d'achat. La cocotte minute est en train d'exploser. Il faut dire qu'il n'y aura pas d'augmentation des taxes au 1er janvier. C'est possible, le budget n'est pas encore voté. Après, on peut organiser des états généraux du pouvoir d'achat, avec des organisations représentatives. Mais le président ne peut pas continuer à être entêté comme il l'est aujourd'hui. Ce n'est pas possible."

Gérald Darmanin ferait mieux de bosser plutôt que de faire des petites phrases

 

 

Un président "entêté" et des ministres qui, selon lui, ne prennent pas la mesure de la situation, à l'image de Gérald Darmanin qui a évoqué "la peste brune" dans les rues de Paris samedi dernier : "Ce sont des propos imbéciles. Il aurait gagné du temps à ne pas les tenir. Pour ceux qui ont été rencontrer des gilets jaunes un peu partout, ce sont des gens au bout du rouleau, étranglés. Leur répondre que ce sont des séditieux ou la peste brune, c'est n'importe quoi, c'est attiser le conflit. Les mesures attendues sont sur le pouvoir d'achat. Gérald Darmanin est ministre du budget, il ferait mieux de s'occuper du budget, d'être présent au Sénat ou à l'Assemblée Nationale alors que les trois-quarts du temps il laisse les bancs vides pour aller faire des petites phrases sur les antennes. Qu'il s'occupe de son travail et qu'il se taise un peu. Il ferait mieux de bosser plutôt que de faire des petites phrases."

 

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