Bruno Faure : "Je ne suis pas sûr que le 80km/h influe sur la baisse du nombre de victimes"

Bruno Faure : "Je ne suis pas sûr que le 80km/h influe sur la baisse du nombre de victimes"

Bruno Faure (Président LR du Conseil départemental du Cantal) était ce jeudi l'invité de Patrick Roger dans le Grand Matin Sud Radio.

 

L'abaissement de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires se précise. La mesure, encore loin de faire l'unanimité, entrera en vigueur à compter du 1er juillet prochain. Dans une lettre ouverte adressée vendredi dernier au Premier ministre Édouard Philippe, les présidents de 31 conseils départementaux font part de leur mécontentement et de leur opposition à cette mesure, exhortant le gouvernement à renoncer à son application. Bruno Faure (Président LR du Conseil départemental du Cantal), l'un des signataires de ce courrier, était notre invité ce jeudi. Il nous fait part de sa "consternation".

"Le 80km/h est une attaque envers la ruralité et les territoires de montagne"

"Cette mesure est véritablement une attaque envers la ruralité et les territoires de montagne", s'est-il d'abord insurgé avant d'ajouter, sur un ton plus mesuré, que "la diminution du nombre de victimes sur les routes est un objectif partagé par tout le monde". "Aujourd'hui, je ne suis pas sûr que cette baisse de vitesse influe directement sur la baisse du nombre de victimes. D'ailleurs l'ensemble des pays européens ont des limitations de vitesse supérieures aux nôtres et ils ont moins de mortalité sur les routes. Donc la relation n'est pas du fout faite", a-t-il toutefois poursuivi.

"Nous imposer cette limitation de vitesse, uniforme, sur l'ensemble du territoire, c'est quand même remettre en cause l'attractivité de certains territoires tels que les nôtres, où l'État a failli puisqu'il a été dans l'incapacité de faire des voies à grande circulation, qu'elles soient routières ou ferroviaires comme dans le Massif central", a-t-il par ailleurs ajouté.

Et l'intéressé de rappeler qu'il aurait préféré que le gouvernement agisse au cas par cas et de concert avec les élus locaux. "Les départements et les élus départementaux sont des gens responsables. Il y avait tout à fait la place à la concertation avec l'État pour définir des itinéraires nous permettant de rejoindre des voies à grande vitesse. Dans ce cadre là, nous aurions été à même de proposer un certain nombre d'itinéraires qui auraient pu satisfaire les deux parties", a-t-il ainsi conclu.

 

>> L’intégralité de l’interview est disponible en podcast

 

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