Brune Poirson : "On propose 3,8 milliards d'euros d'aides pour la transition écologique"

Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, était l'invitée politique du Grand Matin Sud Radio.

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Hausse de la fiscalité du diesel, hausse du gaz, hausse du fioul... Alors que le gouvernement a décidé d'augmenter bon nombre de taxes dites "environnementales", de plus en plus de Français se plaignent d'un matraquage fiscal.

Invitée politique du Grand Matin Sud Radio, Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a défendu ces hausses et mis en avant les aides mises à disposition pour accompagner cette transition écologique et invite à regarder les actioons du gouvernement en matière de fiscalité dans leur ensemble.

D'un côté, on allège les charges sur le travail et de l'autre, on taxe plus la pollution

"Regardons la fiscalité dans sa globalité, a prôné Brune Poirson. D’un côté, on allège les charges sur le travail et de l’autre, on taxe plus la pollution. C’est ça que les Français nous ont demandé. Je ne nie pas que ce soit difficile, mais on a tout un dispositif d’aides pour accompagner les Français dans ce processus. C’est 3,8 milliards d’euros de dispositifs d’aides, notamment pour changer de véhicule. La prime à la conversion, c’est 1000 euros pour tous les Français qui souhaitent changer de véhicule."

 

 

Prime à la conversion, chèque énergie, aides pour changer sa chaudière au fioul... La secrétaire d'État a énuméré certains des dispositifs mis en place qui doivent permettre aux Français de mieux avaler la pilule de la hausse de leur budget carburant.

Surtout, Brune Poirson a réclamé de la "cohérence" dans les critiques : "Il y a trois mois, en plein pic de pollution, on me saute à la gorge en me demandant de prendre des mesures pour l'évironnement. Trois mois après, on me saute à la gorge sur la question de la fiscalité. Un peu de cohérence. Investir dans la transition écologique aujourd’hui, c’est fondamentalement important. Si on ne le fait pas, on en paiera le prix extrêmement cher."

On veut que 25 % des Français paient leurs déchets au poids d'ici 2025

Une trajectoire qui sera donc maintenue et qui va s'étendre à d'autres domaines, comme le traitement des déchets, avec la mise en place d'une fiscalité incitative, comme l'a expliqué Brune Poirson : "Avec la fiscalité sur les déchets, on veut que les Français aient des comportements plus vertueux, que 25 millions de Français paient leurs déchets au poids d'ici 2025. En France, enfouir vos déchets coûte deux fois moins cher que de les recycler. On veut mettre en place des mesures d'accompagnement pour éviter cela. Moins vous produirez de déchets, moins la taxe que vous payez va être élevée."

 

 

Répondant aux critiques de Ségolène Royal, qui dénonçait une trop forte hausse de la fiscalité en prenant "l'écologie en otage", Brune Poirson a attaqué l'ancienne ministre de l'Écologie sur son bilan : "Ségolène Royal a imposé une double punition aux Français, par exemple avec l'écotaxe. D'abord pour leur porte-monnaie, en décidant de déchirer le contrat, ce qui a coûté un milliard d'euros ! C'est une punition aussi pour la planète parce que, en attendant, on n'a toujours pas de solution avec les camions étrangers, polluants, qui circulent en France et qui ne participent pas à la maintenance de nos routes."