Après le discours de Macron, les Gilets Jaunes décidés à poursuivre le combat

Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT du groupe PSA, interviewé par Cécile de Ménibus et Patrick Roger dans "L’invité de l’actu" sur Sud Radio, à 8h10
AFP

Les Gilets Jaunes ont écouté l'intervention du chef de l'État mardi. Déçus par les annonces, ils entendent poursuivre leur mobilisation.

Quand Emmanuel Macron déclare "Nous sommes dans la même nation, le même pays", c’est l’ironie qui prend le dessus : "Ben lui, il n’est pas dans le même monde que nous. Lui, il prend des vacances quand certains ne peuvent pas le faire."

Kévin et Corinne sont des Gilets Jaunes de la première heure. Et ils ne sont pas franchement convaincus par les propositions faites par le chef de l’État : "C’est de la poudre de perlimpinpin. Il essaye de faire remonter sa cote de popularité mais c’est un leurre pour les Gilets Jaunes."

"Il dit ‘Dans trois mois, je souhaite un débat national avec les représentants des Gilets Jaunes. Mais pourquoi attendre trois mois ? Il attend une chose, en fait, c’est qu’on se fatigue pour lâcher facile. Mais ce n’est pas comme ça que ça marche. Nous ce qu’on te dit mon pote, Manu, si tu nous entend, à un moment donné, remet-toi en question ! Ce qu’on te demande, c’est d’écouter maintenant, sinon on va venir te voir !"

Chris, lui, est intérimaire. Selon lui, Macron n’a pas entendu et surtout compris cette France qui manifeste : "Pour moi, il ne nous a pas entendu. Il parle d’écologie, de fenêtres. Nous, ce n’est pas ça aujourd’hui. On voit des papys de 88 ans dehors qui viennent nous soutenir parce qu’ils n’ont plus d’argent, qu’ils ne peuvent plus vivre. Ce n’est pas normal. On va se souder et on va revenir."

Des Gilets Jaunes déçus mais surtout décidés à poursuivre leur combat.

Un reportage de Christine Bouillot pour Sud Radio

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