À Lens, le maire sortant à 51%, à la Seyne-sur-Mer, un triangle indécis

Alors qu'à Lens, la prime au maire sortant se fait clairement ressentir, à tel point que ce dernier empêche toute montée des écologistes, la Seyne-sur-Mer est le théatre d'un affrontement très serré entre quatre listes. Frédéric Dabi et Jérôme Fourquet de l'Ifop décryptent ces sondages pour Sud Radio.

Marc Vuillemot peut avoir les mains pleines de dossiers : il va devoir cravacher pour sortir en tête au premier tour des municipales. (Photo by PATRICK KOVARIK / AFP)

Dans notre série de sondages sur les municipales, place à celui sur la ville de Lens, dans le Pas-de-Calais. Ce sondage Ifop-Fiducial pour La Voix du Nord et Sud Radio donne gagnant à 51% des voix le maire sortant PS Sylvain Robert. Derrière, la liste RN conduite par Bruno Clavet est à 24%. Viennent ensuite une liste sans étiquette à 14% et la liste écologiste qui plafonne à 10%. Comme dans d'autres villes sondées, il y a clairement une prime au maire sortant. Dans ce cas-ci, seul le RN peut venir mettre des bâtons dans les roues du favori selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'IFOP.

"Lens est une des rares villes où les Verts ne parviennent pas à faire de vrai match avec la liste de la majorité municipale sortante. Sylvain Robert est le grandissime favori, 51%. Son principale adversaire est un Rassemblement National qui ferait a priori bien moins que Marine Le Pen aux présidentielles, laquelle avait récolté 36,7% des voix. L'effet bilan et incarnation du maire sortant joue à plein pour lui-même."

 

À la Seyne-sur-Mer, des manoeuvres politiques à prévoir

En ce qui concerne La Seyne -Sur-Mer, dans le Var, le sondage Ifop-Fiducial pour Var-Matin et Sud Radio montre à quel point le paysage politique de cette ville est morcelé. Au premier tour, si le maire sortant "divers gauche" - Marc Vuillemot - est en tête avec 24% des voix, une liste "divers droite" menée par Nathalie Bicais est en embuscade à 23%. Suivent de près à 17% la liste du RN conduite par Dorian Munoz et, dans un mouchoir de poche, celle des écologistes de Luc Patentreger à 16%. Rien n'est joué donc, l'hypothèse la plus probable étant une quadrangulaire au second tour. Un scénario largement ouvert selon Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion à l'IFOP.

"On a une palette électorale assez diverse. Le maire est en recul par rapport à son précédent score de 2014. Cela peut s'expliquer par la poussée de la liste écologiste. dans le cas d'un second tour, si la gauche parvient à se rassembler, le maire a de fortes chances d'être élu. Si les écologistes se maintiennent à cause des contentieux liés à l'urbanisme, alors cette quadrangulaire serait mortelle pour Marc Vuillemot."