Parlons Vrai chez Bourdin : L’agrivoltaïsme, miracle ou mirage ?

Agrivoltaïsme : un projet de loi vise à faciliter la pose de panneaux solaires sur des espaces cultivés ou des bâtiments agricoles. Jean-François Lamassé, président de la FDSEA 31 (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles de Haute Garonne), était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio dans "Parlons Vrai chez Bourdin".

Le projet de loi sur les énergies renouvelables arrive à l’Assemblée lundi 5 décembre.

Agrivoltaïsme : "Aujourd'hui, on a affaire à des Ayatollahs de l'écologie !"

Jean-François Lamassé confirme être favorable à l'agrivoltaïsme. Pour lui, "c'est du gagnant-gagnant". Il rappelle que "la profession d'agriculteur est avant tout de nourrir les Français. Il existe des panneaux qui montent à 4m50, sous lesquels on peut cultiver. On peut donc garder notre souveraineté alimentaire et en plus fournir de l'énergie". Il dénonce "une grosse hypocrisie de la part du gouvernement, car il existe un lobby écologique qui est contre. Aujourd'hui, on a affaire à des Ayatollahs de l'écologie, des soi-disant experts qui n'y connaissent rien du tout".

Si le gouvernement est favorable à l'agrivoltaïsme, "ce que je vois en tant que président de syndicat, c'est que pour de nombreux agriculteurs qui veulent faire des hangars photovoltaïques, on leur trouve toujours des excuses pour ne pas le faire". La confédération paysanne est quant à elle contre. "Ce sont des gens qui veulent vivre de primes et ne pas produire, dénonce Jean-François Lamassé. Ils veulent revenir 50 ans en arrière. Or, on est plus de 8 milliards sur la planète, il faut nourrir tout le monde et à un prix correct".

 

"Il y a très peu de béton ! Ce sont des pieux enfoncés dans le sol et dessous, on peut continuer à produire"

D'après Jean-François Lamassé, "il faut laisser la main aux agriculteurs. On n'est pas des électriciens, mais des producteurs d'énergie. Il faut éviter que ce soient des gros groupes financiers, des banques, qui veulent faire d'un coup 23 hectares. Ça coûterait plus de 23 millions d'euros. Aujourd'hui, faire un hangar photovoltaïque s'amortit en un minimum de 20 ans. C'est un complément de retraite mais ça permet en même temps de fournir tous les jours de l'énergie sur le réseau".

Ce que confirme Christian, agriculteur céréalier près de Toulouse. Il est lui aussi favorable au projet de loi : "ça pérennise mon exploitation, avec un revenu généré tous les ans". Les détracteurs de l'agrivoltaïsme pointent du doigt des tonnes de béton coulées dans le sol. Ce que réfute Jean-François Lamassé et Christian. "Il y a très peu de béton ! Ce sont des pieux enfoncés dans le sol et dessous, on peut continuer à produire". "On peut aussi les enlever facilement alors qu'avec les autoroutes dans les plaines, on ne produira plus jamais ! Il faut se poser les bonnes questions".

 

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