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José Bové : "La manifestation de Sainte-Soline est contre-productive !"

Par Aurélie Giraud

José Bové, ancien député européen et fondateur de la Confédération paysanne, s'exprime sur la crise de l'eau, la réforme des retraites et les défis auxquels la France doit faire face. Il était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio le 31 mars dans "Parlons Vrai chez Bourdin".

José Bové Bourdin
José Bové, invité de Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio le 31 mars 2023.

Figure de l’altermondialisme, José Bové serait-il allé manifester à Sainte-Soline pour dénoncer la construction des méga-bassines ? Serait-il dans la rue pour dénoncer la réforme des retraites ?

José Bové : "Le combat fondamental, c'est le climat, la biodiversité et le partage des ressources"

José Bové affirme être "tout à fait solidaire" des manifestations contre la réforme des retraites, même s'il n'a pas pu y participer. "On ne peut pas ne pas écouter 90% des salariés qui remettent en cause cet âge de 64 ans" estime-t-il. Il déplore le refus du gouvernement de discuter avec les organisations syndicales. Pour lui, "c'est très dangereux à rapport à la démocratie dans notre pays". Il exprime son inquiétude quant à "l'isolement de plus en plus important du pouvoir" et les conséquences potentielles de cette situation, dont Emmanuel Macron "a une très large responsabilité". Il pense notamment à la montée des extrêmes.

 

José Bové se dit "inquiet" par la situation actuelle en France, notamment concernant le manque d'eau et la sécheresse qui guettent le pays. Il estime que les écologistes ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique, la préservation de la biodiversité et le partage des ressources. Qui sont pour lui des "questions fondamentales". José Bové alerte toutefois contre les dangers d'une escalade de la violence, qui pourrait détourner l'attention du combat principal pour l'environnement.

 

"La seule ligne juste et acceptable, c'est la non-violence et la désobéissance civile"

José Bové insiste cependant sur la nécessité d'adopter des stratégies non-violentes dans la lutte pour l'environnement. "La seule ligne juste et acceptable, c'est la non-violence et la désobéissance civile" affirme-t-il. "Il ne faut pas accepter cette idée que toutes les tactiques peuvent se mettre en place en même temps". Il dénonce le "rapport de force qui amène cette situation insupportable qu'on a vue à Saint-Soline". "La violence des deux côtés s'auto-alimente" souligne-t-il. "

 

Selon José Bové, la violence de certains activistes extrémistes dessert la cause écologiste. "C'est absolument contre-productif et ça peut amener beaucoup de gens à se poser la question de leur participation à des manifestations qui sont populaires et qui réunissent de plus en plus de monde". Il affirme que "la seule ligne juste et acceptable, c'est la non-violence et la désobéissance civile". Pour José Bové, la majorité des mouvements écologistes sont des mouvements non-violents qui mettent en œuvre des actions de désobéissance civile. "Il faut agir de manière publique, de manière lente, assumer ses actes, y compris assumer les actes et les risques de poursuite judiciaire, voire de prison".

 

 

 

 

 

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