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Grève dans les centrales nucléaires : "Si le mouvement perdure, il peut y avoir un impact"

Julien Lambert, dirigeant fédéral et responsable des enjeux industriels et énergétiques FNME-CGT, était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio le 14 octobre dans "Parlons Vrai chez Bourdin".

La grogne sur les salaires paralyse les travaux de maintenance dans huit réacteurs nucléaires. Un nouveau risque pour EDF qui manque cruellement de marges de manœuvre pour répondre à la demande d'électricité cet hiver. Moins visibles que les grèves qui paralysent les raffineries ou les centres de dépôt de carburant, celles qui frappent les centrales nucléaires d'EDF depuis plusieurs semaines, sur fond, là encore, de grogne sur les salaires, jouent également les prolongations. 

Centrales nucléaires : "On demande une augmentation de 200 euros par mois pour tous"

Le nucléaire prolonge et intensifie le mouvement de grève. 8 réacteurs dans les centrales de Cattenom (Moselle), Tricastin (Drôme), Cruas (Ardèche) et du Bugey (Ain) sont concernés par des arrêts de travail.  "Ça ne date pas d'hier, explique Julien Lambert, dirigeant fédéral et responsable des enjeux industriels et énergétiques FNME-CGT. Ça fait quelques mois que la question des salaires était déjà très prégnante dans notre secteur. À l'inverse des dividendes versés, on ne rémunère pas assez le travail aujourd'hui". "Les demandes sont à deux niveaux, précise-t-il. La branche professionnelle, où les négociations sont en cours pour augmenter les salaires généralisés. Il y a aussi l'entreprise, sur l'augmentation salariale et la reconnaissance professionnelle".

"On demande une augmentation de 200 euros par mois pour tous, annonce Julien Lambert. Quand on regarde l'augmentation du coup de la vie par rapport à l'inflation, on a un manque à gagner de 10%. Les salaires ont été gelés depuis des années au niveau de la branche professionnelle. À charge après dans les entreprises de rouvrir des négociations complémentaires. Chaque entreprise doit négocier des mesures salariales. On parle beaucoup du nucléaire mais du côté du gaz, chez GRDF, les revendications sont les mêmes. Le mouvement est généralisé. On est sur un plan de travail depuis quelques mois autour des salaires mais également des retraites".

 

"Il pourrait y avoir un impact si la grève perdure"

EDF s'est engagée à remettre en marche des réacteurs nucléaires encore en maintenance. "La sortie du Covid a fait malheureusement décaler les arrêts", explique Julien Lambert. Il dénonce également "les choix énergétiques depuis des années". Il confirme toutefois que les arrêts de travail "peuvent avoir un impact sur la disponibilité du parc nucléaire". En d'autres termes, un impact sur la production d'électricité et donc sur d'éventuelles coupures d'électricité ? "Ce n'est pas spécialement parce que les salariés sont en grève qu'il y aura des impacts", se défend-il.

Ce conflit dans la branche nucléaire aura-t-il un impact sur la production et donc la livraison au client ? cherche à savoir Jean-Jacques Bourdin. "Si le mouvement perdure, il peut y avoir un impact, reconnaît Julien Lambert. Il peut y avoir une indisponibilité d'une partie du parc nucléaire et retarder la mise en service de certains réacteurs".

 

 

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Retrouvez "Parlons Vrai chez Bourdin" du lundi au vendredi de 10h30 à 12h30 sur Sud Radio et en podcast.

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