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Carburant : "Il n'y a plus une seule station qui a de la disponibilité sur toute la zone"

Par Aurélie Giraud

Carburant : tension dans le Sud-Est, pénurie en vue ? Frédéric Plan, directeur général de la Fédération Française des Combustibles, Carburants et Chauffage, était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio le 21 mars dans "Parlons Vrai chez Bourdin".

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Les stations-service françaises vont-elles se retrouver, comme à l'automne, à court de carburant ? © AFP

8 à 10% des stations-service françaises sont à cours de carburant en ce début de semaine, notamment dans le Sud-Est de la France, sur fond de durcissement de la grève dans les raffineries contre la réforme des retraites. À quoi faut-il s'attendre ?

Carburant : "le désamorçage logistique entraîne la pénurie dans certaines stations"

"Les zones les plus en tension sont dans le Sud-Est et en partie sur les pays de Loire" confirme Frédéric Plan. Entre 5 et 8 dépôts de carburant sont bloqués. "L'essence continue d'être livrée aux stations-service. Mais la conséquence du blocage de dépôts importants fait que les temps d'acheminement et de chargement sur les dépôts ouverts sont beaucoup plus longs. "Dès lors qu'il y a ce 'désamorçage logistique', c'est logique de trouver des stations-service asséchées qui attendent plus longtemps que d'habitude leur réapprovisionnement".

"On peut raisonner comme en octobre dernier, où il n'a jamais manqué de produit" explique Frédéric Plan. "Avec une situation plus difficile, avec beaucoup de raffineries à l'arrêt. On a vu que l'inquiétude accentuait les désamorçages logistiques. Au global, on a livré en octobre dernier presque autant de carburant qu'en temps normal. Mais il y a eu des désamorçages, donc des temps d'attente, des stations fermées et des effets boule de neige". "En PACA, les transporteurs se déroutent, ça fait beaucoup plus de temps de cheminement. Et comme tout le monde se précipite, le temps de chargement s'allonge. Ce qui crée le désamorçage logistique, qui entraîne la pénurie dans certaines stations".

"Depuis hier, il n'y a plus une seule station qui a de la disponibilité sur toute la zone"

"Depuis hier, il n'y a plus une seule station qui a de la disponibilité sur toute la zone" affirme Sébastien, qui habite près de l'étang de Beyres. "Même sur les autoroutes où on trouvait la solution de payer l'autoroute pour aller dans les stations d'autoroute faire le niveau, il n'y a plus rien". Martial, qui habite Arles, confirme "qu'il y a bien une pénurie d'essence. 4 stations sur 5 sont fermées. Et quand il y a la queue, les gens ici ont le sang chaud ! Il peut y avoir des incivilités".

Dans le Vaucluse et le Gard, les préfectures ont demandé à ce qu'on ne prenne pas plus de 30 litres par véhicule. "On peut le comprendre pour dissuader des remplissages non nécessaires. Mais ça peut avoir un effet contre-productif puisqu'au lieu d'attendre de refaire le plein, on est tenté de compléter son réservoir" précise Frédéric Plan. Le coût du pétrole brut baisse fortement. "Les prix d'affichage moyens ont baissé la semaine dernière et pourraient baisser à nouveau cette semaine" souligne Frédéric Plan. "Mais on a un paradoxe : les kilomètres et temps d'attente supplémentaires créent des frais logistiques supplémentaires de nature à gommer la baisse qu'on peut s'attendre à avoir".

 

 

 

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