Inde : une foule en colère attaque le chef de l'opposition Rahul Gandhi 

Inde : une foule en colère attaque le chef de l'opposition Rahul Gandhi 

Une foule d'indien en colère a attaqué ce vendredi une voiture dans laquelle se trouvait le chef de l'opposition indienne Rahul Gandhi, à l'ouest de l'Inde. Celui-ci n'a pas été blessé. Un incident qui intervient dans un contexte de tensions après de récentes inondations meurtrières. 

A-t-on échappé au lynchage d'une personnalité politique en Inde ? S'il est difficile de présumer d'une telle issue, il s'en est pourtant fallu de peu pour que le leader de l'opposition  Rahul Gandhi ne subisse la furie d'une foule en colère. Plusieurs personnes se sont effet attaquées ce vendredi à un convoi qui transportait l'intéressé, brisant même les vitres du véhicule de ce dernier qui n'a pas été blessé. Les faits se sont déroulés dans l'État du Gujarat, à l'Ouest du pays, récemment touché par des inondations meurtrières.

L'arrière petit-fils de Jawaharlal Nehru - figure de l'indépendance indienne et ex-Premier ministre du pays entre 1947 et 1964 - est le vice-président du parti du Congrès national indien, formation politique historique qui a dirigé l'Inde à plusieurs reprises mais qui connaît depuis 2014 une traversée du désert, ponctuée de plusieurs échecs électoraux.

L'opposition dénonce une attaque orchestrée par le parti au pouvoir

Il se rendait dans cette région, durement touchée par des crues meurtrières ayant fait plus de 200 morts, afin de rencontrer des victimes de la mousson, lorsque son véhicule a été pris d'assaut par des individus arborant des drapeaux noirs. L'un de ses collègues et membre du Congrès a attribué cet incident au parti au pouvoir, le BJP (Bharatiya Janata Party), affirmant que ce dernier aurait orchestré l'attaque afin de semer la peur dans l'État du Gujarat, où les électeurs seront appelés aux urnes en décembre prochain.

Sur son compte twitter officiel, Rahul Gandhi a de son côté déclaré que l'attaque ne le ferait pas reculer dans sa quête. S'adressant directement au Premier ministre issu du BJP, Narendra Modi, il a en effet déclaré que rien ne pourra dissuader son parti, pas même "les slogans, les drapeaux noirs et les pierres", ajoutant que les siens allaient mettre " toute (leur) force au service du peuple".

La réaction de ses partisans ne s'est d'ailleurs pas fait attendre, puisque des militants et autres sympathisants du parti du Congrès national indien ont manifesté dans tout le pays pour protester contre cette attaque. Des slogans hostiles au BJP ont notamment été scandés devant le siège du parti à New Delhi. 

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