La fragile trêve entre l'Iran et les États-Unis reste toujours menacée."L'Iran ne remplit "pas du tout son rôle", a lancé Donald Trump en ce qui concerne la circulation du pétrole dans le détroit d'Ormuz. "Ce n'est pas l'accord que nous avons !", écrit-il sur son réseau Truth Social.
Le président américain a répondu aux rumeurs selon lesquelles "l'Iran imposerait des droits de passage aux pétroliers transitant par le détroit d'Ormuz". "Il vaudrait mieux qu'ils ne le fassent pas et, s'ils le font, ils feraient mieux d'arrêter tout de suite", a averti le locataire de la Maison-Blanche. Plus tôt, il avait affirmé que le pétrole allait de nouveau affluer,"avec ou sans l'aide de l'Iran".
Seuls un pétrolier et cinq vraquiers ont franchi le détroit d'Ormuz durant les 24 premières heures du cessez-le-feu, contre une moyenne quotidienne de 140 navires avant le début du conflit le 28 février.
Israël visé par des tirs de roquettes
L'armée israélienne a indiqué, tôt vendredi, avoir mené des frappes contre une dizaine de lanceurs de roquettes au Liban, utilisés la veille au soir pour tirer en direction du nord d'Israël. Selon Tsahal, un missile tiré par le Hezbollah a déclenché les sirènes d'alerte. Le projectile aurait été intercepté par les systèmes de défense israéliens.
Le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré jeudi que l'Iran ferait payer le prix de cette guerre."Nous ne laisserons certainement pas impunis les agresseurs criminels qui ont attaqué notre pays. Nous exigerons sans aucun doute réparation pour chaque dommage infligé", a-t-il dit dans un communiqué.
Le Pakistan accuse Israël de "génocide" au Liban
Alors que les autorités pakistanaises se préparaient à accueillir, samedi, le premier cycle de négociations entre les États-Unis et l'Iran, le ministre de la Défense pakistanais, Khawaja Asif, a qualifié Israël de "diabolique" et de "malédiction pour l'humanité", l'accusant de commettre un "génocide" au Liban.
Téhéran a soumis une proposition en dix points, incluant le contrôle du détroit d'Ormuz, la reconnaissance de son droit à l'enrichissement nucléaire, la levée des sanctions et la fin des hostilités visant l’Iran et ses alliés. Donald Trump s'est dit "très optimiste" sur la possibilité de conclure un accord de paix.
Des pourparlers entre le Liban et Israël la semaine prochaine
Des pourparlers entre Israël et le Liban sont prévus la semaine prochaine à Washington."Les négociations vont se focaliser sur le désarmement du Hezbollah et l'instauration de relations pacifiques entre Israël et le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
Un haut responsable libanais a indiqué que Beyrouth avait demandé un cessez-le-feu temporaire afin de permettre la tenue de discussions avec Israël. Ces pourparlers se dérouleraient "sur une voie séparée mais selon le même modèle" que la trêve entre les États-Unis et l'Iran.