Trump : la bête noire du New York Times ?

La chasse est ouverte aux États-Unis, depuis exactement deux ans, il y a un galeux d’où provient tout le mal, c’est Donald Trump.

Thumbnail

La quasi-totalité des médias, toute une partie des démocrates, les bobos US et européens sont vent debout contre lui. Peu importe qu’il y ait des résultats, je le signale en passant, il y a quand même eu des résultats : le taux de chômage est descendu à moins de 4%, diminuant de 2% au cours de la seule dernière année. Ce chiffre, qui a diminué dans toutes les couches de la société, est le plus bas depuis 17 ans.

Aujourd’hui, les Afroaméricains connaissent le plus bas taux de chômage de toute l’histoire des États-Unis, de même pour les Latinos et les Asiatiques.

Ensuite, la baisse des impôts pour les sociétés, de 35 à 21%, est également à souligner. Ce qui a entraîné des bonus énormes pour les entreprises, avec des ruissellements pour un certain nombre de salariés.

Deux évènements qui ont eu lieu ces jours-ci sont très intéressants. Tout d’abord, la parution du livre de Bob Woodward, intitulé “Fear”, qui est un pamphlet anti-Trump. Rappelons que Bob Woodward, avec Carl Bernstein, avait révélé le fameux Watergate, qui a conduit à l’impeachment, soit l’abdication du président Nixon. Aux mêmes causes, les mêmes effets, tout le camp anti-Trump espère donc avec ferveur que Trump va démissionner, ou bien va être empêché d’exercer par le Sénat et la chambre des représentants. En attendant, les deux principaux témoins cités par Bob Woodward sont anonymes.

Le deuxième événement pose un problème de déontologie journalistique à tous les médias. Le New York Times, journal en principe sérieux, publie une tribune anti-Trump, laquelle proviendrait de quelqu’un en poste à la Maison-Blanche, proche du président des États-Unis. Ce qui est extraordinaire, c’est que cette personne est rendue anonyme, pour éviter qu’elle ne se fasse renvoyer. Une journaliste du New York Times a elle-même souligné l’ironie de la situation, expliquant qu’elle devait donc enquêter pour trouver quelqu’un qui a publié de manière anonyme dans son propre journal.

Une personne qui n’en pourrait plus de Donald Trump devrait donner son nom et démissionner avec fracas, en tout cas en révélant son identité, ce qui aurait des effets beaucoup plus dévastateurs pour celui-ci. Mais dans cette histoire, personne ne veut prendre de responsabilités. Je trouve cela lamentable. Si vous avez quelque chose à dire, dites-le en votre nom.

André Bercoff