Jacques Cardoze : "je suis libre éditorialement de faire ce que je veux"

Jacques Cardoze était l’invité de Valérie Expert et Gilles Ganzmann sur Sud Radio dans "Le 10h - midi". Il présente "Complément d’enquête : Affaire Steve, ripoux : qui contrôle la police ?", diffusé le 26 septembre sur France 2.

Jacques Cardoze, invité de Valérie Expert le 26 septembre dans "Le 10h - midi" sur Sud Radio.

Dans le numéro de l'émission Complément d'enquête diffusé sur France 2 jeudi 26 septembre, sur le thème des liens entre la police et le pouvoir politique, trois mois après la mort de Steve Maia Caniço à Nantes, l'un des reportages est consacré à l'IGPN, la police des polices. Il y aura également un portrait de Christophe Castaner.

 

Jacques Cardoze : "je suis libre éditorialement de faire ce que je veux"

Le titre de l'émission "Affaire Steve, ripoux : qui contrôle la police ?" est assez provocateur. "À Complément d'enquête, on essaie de montrer par nos titres qu'on est indépendant, explique Jacques Cardoze au micro de Valérie Expert et Gilles Ganzmann. Lorsque les gens verront l'émission, ils verront que c'est ni tout noir, ni tout blanc. Je veux essayer de faire en sorte que les gens aient confiance dans les journalistes, et qu'on essaie de faire le maximum pour aller le plus loin possible dans n'importe quelle enquête, quels que soient les domaines. Je suis libre éditorialement de faire ce que je veux. Il n'y a pas de main suprême, pas de contact avec qui que ce soit. Delphine Ernotte a cette élégance de ne jamais interférer.

Je pense que les choses ont changé : ça fait plus de vingt ans que je suis à France Télévisions, j'ai vécu des périodes où j'avais des doutes sur le résultat de certaines interventions de politiques. On n'empêchera jamais un homme politique d'intervenir, après la question est ce qu'on en fait. Évidemment que les hommes politiques nous critiquent ! Pour Christophe Castaner, il y a eu un jeu avec son cabinet, ça a été oui, puis non, et finalement c'est non... On est toujours dans un rapport de force, dans une histoire de communication, jusqu'où on ouvre les portes.

 

Affaire Steve : "on découvre qu'il n'y a pas que la police qui est éventuellement 'responsable', mais aussi la mairie"

"On a un devoir, dans le service public, d'être au plus proche de ce que veulent les gens". Justement, comment s'est passé le reportage sur l'IGPN, la police des polices, "qui est l'objet de beaucoup de fantasmes" selon Valérie Expert ? "Ça a été extrêmement difficile, confie Jacques Cardoze. C'est une super enquête, du super boulot, je suis vraiment fier de ce que peuvent faire ces reporters. Dans un premier temps, l'IGPN a laissé entendre qu'ils n'étaient pas contre ouvrir leur porte. Finalement, ça s'est refermé. Le reporter a été encore meilleur sans la porte ouverte de l'IGPN ! Je suis persuadé qu'une bonne partie de la police avait envie d'ouvrir cette porte, et que d'autres ne le souhaitent pas".

Concernant l'affaire Steve, "on a voulu faire un examen clinique. Avec tous ces événements, on s'y perd, on ne sait plus qui dit vrai. L'avantage d'un magazine tel que le nôtre, c'est qu'on peut se poser calmement. On regarde ce qui s'est passé minute par minute, on rassemble toutes les images. On découvre qu'il n'y a pas que la police qui est éventuellement 'responsable', mais aussi la mairie, qui a modifié les règles. On raconte tout ça, on voit les dysfonctionnements, chacun se fera son opinion".

 

 

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Retrouvez l'invité média de Valérie Expert et Gilles Ganzmann du lundi au vendredi à partir de 10h00 sur Sud Radio dans "Le 10h - midi".

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